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Gravity, la critique

11
ReviewLe 26 Sep
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9 /10
On a aimé
• De superbes effets spéciaux
• Un rythme parfait
• Sandra Bullock, étincelante
• Une bande-son de qualité
On a moins aimé
• Quelques dialogues poussifs
• Non, vraiment, je ne vois pas ...

Absent du monde de la réalisation hollywoodienne depuis la sortie du film Les Fils de l’Homme en 2006, Alfonso Cuaron fera son grand retour derrière la caméra le 23 Octobre prochain avec le très attendu Gravity. Un film qui en intrigue plus d’un, et que nous avons eu la chance de pouvoir visionner en avant-première.

Alors, Gravity, film de Science-fiction banal ou petit bijou aux grandes ambitions ?


Le long-métrage nous propulse dans l’espace, où l’on suit le parcours du Docteur Ryan Stone (Sandra Bullock), envoyée pour la première fois en mission spatiale par la NASA.  A ses côtés, on retrouve l’astronaute Matt Kowalski, campé par un George Clooney fidèle à lui-même. Tous deux doivent mener à bien une mission de routine à l’extérieur de leur navette, confortablement installés dans leurs combinaisons.

Mais alors que leur mission touche à sa fin, une pluie de débris d'un satellite vient percuter la navette, projetant nos deux héros dans l’obscurité spatiale, seuls, loin de tout appareil capable de les ramener sur Terre. Débute alors un long calvaire pour l’inexpérimentée Docteur Stone, qui va devoir apprendre à survivre dans ce milieu dépourvu de vie, tout en tentant de trouver un moyen de revenir sur notre belle planète.

Un scénario visiblement très classique qui aurait tout à fait pu faire l’objet d’une adaptation à l’écran tout aussi classique. Mais c’était sans compter tout sur le talent et l’ingéniosité dont Alfonso Cuaron, et son scénariste de frère Jonas Cuaron, ont fait preuve.


En faisant du Docteur Ryan Stone un personnage principal féminin prit de doutes, sujet à diverses angoisses, et donc très humain, les deux hommes tentent de s’assurer que le spectateur s’identifiera à la jeune femme. Pourtant, la « norme » aurait voulu que le développement du background du personnage principal, nécessaire pour que le spectateur puisse s’identifier à lui, se fasse à l’aide des habituels flashbacks. Une solution de facilité que les frères Cuaron ont refusé d’utiliser, pour éviter d’entrecouper le récit de scènes « terriennes » qui n’auraient réussi qu’a nous sortir du film.

Au lieu de cela, Alfonso et Jonas Cuaron se sont efforcés de travailler les dialogues, tantôt amusants, tantôt tragiques, parfois un peu trop grandiloquents, mais toujours informatifs et finement écrits. Une réussite scénaristique que l’on doit également aux très bonnes performances de Sandra Bullock et George Clooney.

Si l’égérie de Nespresso se contente d’offrir une interprétation semblable à celles qu’il livre depuis quelques années (à savoir un homme charmeur et amusant), Sandra Bullock, elle, se voit attribuer un rôle qui pourrait bien lui valoir une nomination aux Oscars de la meilleure actrice 2014.

Grâce à un jeu d’acteur se basant essentiellement sur des expressions faciales évoquant la peur, le stress, ou la tristesse, l’actrice livre là une prestation cinq étoiles à milles lieux des rôles insipides interprétés dans de récents navets que nous ne nommerons pas.


Un challenge d’autant plus difficile que le film a été quasiment entièrement tourné sur fond vert, laissant ainsi à Tim Webber, Neil Corbould et Charles Howell le soin de concevoir les effets spéciaux censés donner vie au terrifiant vide spatial.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce talentueux trio remplit son contrat à merveille. Les effets visuels sont tout simplement époustouflants puisque bourrés de détails, à tel point que l’on en viendrait presque à douter que les navettes et satellites présents à l’écran soient réellement virtuels.

Le tout est parfaitement servi par une caméra aussi flottante qu’un astronaute, qui permet à Alfonso Cuaron de passer d’un plan à l’autre sans transitions, et qui renforce par la même occasion le sentiment d’immersion totale, déjà présent grâce aux quelques scènes retransmises à travers les yeux du Docteur Stone.

On notera également l’intégration réussie de la 3D, qui apporte ici une agréable profondeur à l’image et réussi, malgré un teint toujours trop terne, à rendre encore plus spectaculaire des scènes d’action qui l’étaient déjà bien assez.

Un dernier mot sur l’excellente bande son composée par Steven Price, agrémentée d’effets sonores réalisés par Chris Munro. Même si aucun vrai grand thème musical ne se dégage de Gravity, Price et Munro ont parfaitement capté l’esprit du film, imposant de longs silences pour mieux rebondir sur une  musique lourde et grave s'harmonisant parfaitement avec l’intensité de l’action et les bruyantes fermetures de sas.


Immersif et intense, bénéficiant d’effets spéciaux impressionnants et d’un casting haut de gamme, illuminé par une étonnante Sandra Bullock, Gravity s’impose comme LA très belle surprise de cette rentrée, et comme l’un des meilleurs films de cette année 2013. Un long-métrage qui, on l’espère, devrait définitivement propulser Alfonso Cuaron parmi les étoiles d’Hollywood, sans jamais le ramener sur Terre.



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