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Les Maîtres de la Science-Fiction #1 : John Williams

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ChroniquesLe 01 Oct
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Quand on parle de maîtres, on pense souvent aux réalisateurs ou aux écrivains mais certains n'ont pas pour outil la caméra ou la plume mais la baguette. Ces magiciens sont évidemment les compositeurs de musique dont le travail reste discret pour la plupart des gens mais indispensable à la création d'un univers visuel. Et parmi tous les compositeurs, il existe un génie qui a offert un nombre astronomique de thèmes d'exceptions et notamment pour une saga se déroulant dans une galaxie lointaine, très, très lointaine... Ce maître Jedi, c'est John Williams.

La musique, tout pour la musique.

Né à New York en 1932, John Williams a été bercé dans la musique puisque son père, Johnny Williams était lui même musicien et faisait parti de la formation de jazz de Raymond Scott.

Alors âgé de 16 ans, John et sa famille traversent le pays et emménagent à Los Angeles où il continue ses études à l’Université. Mais le jeune homme est déjà plus intéressé par la musique que par les mathématiques et prend des cours particuliers avec le compositeur italien, Mario Castelnuovo-Tedesco.
En 1952, John est appelé par le gouvernement américain pour faire son service militaire mais le malin arrive à allier cette contrainte avec sa passion pour la musique puisqu’il y gère l’U.S. Air Force Band. Dès son retour, trois ans plus tard, il prend la décision de se consacrer uniquement à la musique et intègre pour cela la Juilliard School de New York pour y étudier le piano. C’est à cette époque qu’il commence à gagner de l’argent grâce à la musique en tant que pianiste jazz pour Henry Mancini. Il commence alors à se faire une renommée et c’est sous le pseudo de Little Johnny Love qu’il travaillera avec le chanteur Frankie Laine.

Des requins et des trompettes.

Fort de ses premières expériences, John Williams décide alors de retourner à Los Angeles afin de composer des musiques de films. Il ne lui faudra pas longtemps avant de décrocher un premier contrat et il signe son premier score avec le film de Dick Contino, Daddy-O en 1958. Musicien de qualité et inspiré par la musique orchestrale du 19eme siècle, le jeune compositeur se fait très rapidement un nom parmi les grands à Hollywood d’autant plus qu’il reçoit un Academy Award en 1967 pour la musique de La Vallée des Poupées de Mark Robson. Sa notoriété grandissante lui permet d’enchaîner les films et l’amène à faire la rencontre la plus importante de sa carrière, Steven Spielberg.

Le jeune réalisateur, impressionné par les talents du compositeur, lui demande de s’associer avec lui pour Sugarland Express en 1974. Après cette première collaboration fructueuse, John Williams est tout de suite rappelé par Steven Spielberg qui lui demande de s’occuper de la musique de son nouveau film, Les Dents de la Mer. Le film est un carton dans le monde et le thème principal du film devient la première mélodie mythique de John Williams alors âgé de 43 ans.


Puissante en toi, la musique est.

Mais l’ascension de John Williams ne s’arrête pas là puisque après une troisième collaboration avec Steven Spielberg pour le film de science-fiction, Rencontres du Troisième Type, le réalisateur le présente à un de ses amis nommé George Lucas qui cherche un compositeur pour travailler sur son odyssée spatiale, Star Wars.
John Williams réussit alors un incroyable tour de force en créant une des OST (original soundtrack) les plus abouties de sa carrière et il compose plus de thèmes cultes dans Star Wars qu'il n'y en a dans n’importe quelle autre saga. Que ce soit avec l’introduction, reprise dans tous les films, le Force Theme ou encore la Marche Impériale, il contribue à l'adoration et au succès de la saga de George Lucas.
De plus, ses compositions classiques sont aujourd’hui encore indémodables et expliquent, en partie, la pérennité des trois premiers films de la Guerre des Etoiles dans le temps. Des trois films, John Williams est, de son aveu, plus fier dans la musique de l’Empire Contre-Attaque plus aboutie que celle d'Un Nouvel Espoir et réalisée avec moins de contraintes que celle du Retour du Jedi qui signait la fin de la trilogie.


John Williams vs The World !

La machine est définitivement lancée et John Williams est inarrêtable puisqu’en 1978, il s'allie avec Richard Donner pour la première adaptation au cinéma d'un des personnages les plus célèbres des comics de DC, Superman. Encore une fois, le compositeur démontre tout son génie en offrant un thème principal exceptionnel pour le film. Thème qui sera repris jusqu’en 2006 dans le film Superman Returns de Bryan Singer.



La même année, il travaille avec George Lucas et Steven Spielberg réunis pour offrir une bande son aux aventures de l’archéologue le plus cool du monde, Indiana Jones. Le maestro fait encore mouche et offre au personnage un thème mythique qui retranscrit à perfection la personnalité intrépide du personnage campé par Harrison Ford. Ce thème, qui colle à la peau d’Indiana Jones, sera repris dans toutes les suites des Aventuriers de l'Arche Perdue.
La relation de Steven Spielberg et John Williams tourne au véritable amour et les voilà repartis ensemble en 1982 pour le nouveau film du réalisateur, E.T l’Extra-terrestre. Le compositeur compose une incroyable soundtrack pour le film et il est récompensé, une nouvelle fois, pour son talent en recevant l’Oscar de la meilleure musique originale.

 

La collaboration entre les deux hommes continue tout au long des années 90 et notamment dans Jurassic Park. John Williams réussit à créer un magnifique mélodie principale pour le film de 1993 qui a remis à la mode les tyrannosaures et leurs potes. Ce thème reste encore aujourd’hui une des plus belles mélodies du compositeur américain.


Le retour du Jedi

En 1999, la Force l’appelle de nouveau et il est de retour avec George Lucas pour signer la musique de la préquelle de la saga Star Wars avec les épisodes I à III. En plus de réarranger certaines musiques de la première trilogie, il réussit à livrer des mélodies incroyables comme Battle of the Fates ou Anakin vs. Obi-Wan. Force est de constater que si la deuxième fournée de films Star Wars n’a pas plu à tous les fans de la première heure, John Williams offre, lui, un travail incroyable.



Au sommet de son art depuis près de vingt ans, tout ce que touche le compositeur se transforme en or et Warner Bros. le sait. C’est pourquoi il est appelé en 2001 pour signer les scores des trois premiers films Harry Potter, adaptés des romans de J.K. Rowling. Il compose alors la mélodie Hedwig’s Theme qui devient culte pour les fans du sorcier à lunette et qui sera réutilisé dans tous les autres films de la saga.

En 2008, il retourne à un de ses vieux amours et signe la musique d’Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal. Après cela, il décide de se retirer des studios de cinéma et ne signe aucune soundtrack avant 2011 pour son ami, Steven Spielberg, et son projet ambitieux d’adapter en film d’animation les Aventure de Tintin : Le Secret de la Licorne produit par Peter Jackson.
En 2012, John Williams est nominé pour la 48eme fois pour un Academy Award avec l’OST du film de Spielberg, Lincoln.

Avec une carrière comme la sienne, dire que John Williams est un maître de la science-fiction serait donc réducteur et même si son travail majeur reste sur Star Wars, il maîtrise tous les genres. Il aura réussi à créer autant de thèmes cultes que de films sur lesquels il aura travaillé et sa musique est à mettre aux côtés de celle des plus grands compositeurs.
Le génie américain, qui ne vit que pour la musique, n’a d’autant plus pas encore dit son dernier mot puisqu’il composera les trois prochains épisodes de Star Wars, réalisés par J.J. Abrams.

Galerie Photo Les Maîtres de la Science-Fiction #1 : John Williams

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