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Dead Rising 3, le test

8
ReviewLe 27 Nov
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5 /10
On a aimé
• Beaucoup de zombies à l'écran
• Un monde ouvert très fun à parcourir
• La personnalisation et le crafting
On a moins aimé
• Techniquement décevant
• Nick Ramos et son charisme inexistant
• Certains personnages de mauvais goût

Une toute nouvelle génération de consoles va débarquer dans les salons et en France, c’est Microsoft qui a dégainé en premier en sortant vendredi dernier sa Xbox One. Chaque sortie de nouvelle console s’accompagne toujours de son lot d’exclusivités et parmi celles du bébé de Bill Gates, une des licences zombiesques de Capcom faisait son grand retour, Dead Rising. Tourné vers l’occident, l’éditeur japonais a préféré laisser les reines du développement de ce troisième épisode à sa succursale de Vancouver. Un choix judicieux ?


Dead Rising 3 prend place 10 ans après les événements du deuxième épisode et ici, il faut tirer un trait sur Chuck Green ou Frank West pour accueillir un tout nouveau protagoniste, Nick Ramos. Le jeune mécanicien se retrouve piégé dans la ville fictive de Los Perdidos alors qu’une énième épidémie zombie vient de frapper et il n’a pas d’autre choix que de trouver un moyen de s’enfuir de la ville avant que le gouvernement ne décide de régler le problème à l'aide d'une alternative empruntée à Umbrella Corporation, une grosse bombe pour tout raser. Évidement, Nick ne sera pas seul dans son combat contre les mort-vivants mangeurs de chair puisqu’il sera aidé par quelques rares survivants de Los Perdidos. Et pour garder les bases des épisodes précédents, Nick ne pourra pas traîner puisqu'il ne disposera que de six jours pour s’enfuir avant que tout n'explose.

Mais ce troisième épisode commence déjà par calmer la frénésie des deux premiers car là où Frank et Chuck disposaient d’un temps (très) limité pour effectuer chaque missions principales et secondaires, ici, le joueur est libre de se rendre vers ses objectifs principaux quand bon lui semble, même s'il devrait le faire avant la fin des six jours fatidiques. Une bonne nouvelle pour les joueurs des précédents opus qui se retrouvaient frustrés de ne pas pouvoir boucler les objectifs dans les délais au terme de leur première partie. Seules les quêtes annexes doivent être réalisées dans un temps plus restreint qui laissera tout de même le temps d'aller se couler un ou deux cafés avant de les boucler. La véritable nouveauté de ce nouveau Dead Rising vient de la carte proposée au joueur qui permet à Nick de se pavaner de quartiers en quartiers tout en entrant dans la majorité des bâtiments, parfois des restaurants, des boutiques de prêt-à-porter ou plus intéressant, des armureries. Mais notre héros ne sera pas vraiment tranquille lors de ses balades en ville car Los Perdidos est véritablement infestée de millions de zombies grognant pour votre bonne chair fraîche dans un rendu visuel assez impressionnant.


Malheureusement, on retombe très vite de cette première impression car les hordes de zombies ne suffisent pas à justifier l'aspect next-gen du jeu surtout face à ses défauts techniques. Si les visages sont bien modélisés, le reste pêche véritablement au point que, si l'on s’amuse à traverser la map le plus rapidement possible, les textures de la plupart des bâtiments ne seront pas encore chargées tout comme certains éléments du décor qui apparaissent au bout de quelques secondes. Et les bugs ne s'arrêtent pas à l'affichage et s’appliquent parfois à certains scripts, notamment alors que Nick essaye, tant bien que mal, de venir à l'aide de deux rescapés qui refusent de s'enfuir à cause de deux zombies pourtant hors de leur portée de l'autre côté d'un mur... Ces petits défauts donnent au final une impression de lourdeur au jeu qui s'applique aussi au gameplay parfois lent et peu précis.

Cependant, Dead Rising n’a pas de sérieuses prétentions et c’est le côté fun du jeu qui fait sa force. Le jeu table sur la surenchère gratuite à tout va et si Nick peut se travestir avec toutes les tenues qui lui passent sous le coude, il peut aussi mélanger deux armes pour en former une troisième beaucoup plus destructrice, à la durée de vie limitée et à condition d’avoir trouvé le plan de confection adéquat. Et là où il était possible de mixer ses objets seulement sur des plans de travail prévus à cet effet dans le deuxième épisode, ici, Nick n’est pas mécanicien pour rien puisqu’il peut s’affairer à la tâche instantanément à n’importe quel endroit et pourra même mettre ses talents à l’œuvre pour mixer deux véhicules comme une moto et un rouleau compresseur afin de donner vie à une moto-rouleau-compresseur cracheuse de feu, oui, oui.


Malheureusement avec son passage à la next-gen et son changement de développeurs, le jeu perd en finesse d’écriture et propose un personnage principal relativement insipide que ce soit au niveau de son design ou de sa personnalité totalement transparente et qui n’est pas sauvée pas un doublage français de mauvaise qualité. Et cette faiblesse d’écriture se fait aussi ressentir dans ce qui faisait la marque de fabrique des deux premiers épisodes de la licence de Keiji Inafune : les boss. Dead Rising 1 et 2 savaient proposer des ennemis principaux extrêmement caricaturaux sans pour autant tomber dans le mauvais goût, ce que fait Dead Rising 3. Car si certains ennemis restent amusants, d'autres sont assez douteux, notamment le personnage de Hilde, agent de police à la poitrine opulente qui ne peut s’empêcher de se toucher à la fin de chacune de ses phrases. Vous avez dit fan-service débile ? 

Malgré tout, le titre proposera plusieurs fins au joueur offrant une certaine rejouabilité et une durée de vie conséquente d'autant plus qu'il sera possible d'explorer la ville pour y faire n'importe quoi mais aussi pour retrouver tous les plans de confections d'objets plus loufoques les uns des autres, chercher les statuettes de Frank West disséminées un peu partout ou libérer les planques de la ville infestées de zombies récalcitrants.

Sans être véritablement mauvais, Dead Rising 3 souffre de sa place au sein du cercle pour l'instant fermé des jeux next-gen. Clairement, le jeu de Capcom aurait pu sortir sur PS3 et Xbox 360 en étant quasi-similaire, surtout qu'il peut se targuer d'être le seul jeu next-gen à offrir des performances ridicules en termes de framerate... Mais si le jeu ne brille ni par ses graphismes ni par son écriture, il s’avère tout de même très plaisant dès qu’on exploite ses capacités de jeu bac à sable. Avec l’investissement que représente l’achat d’une Xbox One (500€), on ne saurait que vous conseiller d’attendre un peu que le prix de Dead Rising 3 baisse tant il n’est pas amené à rester dans les esprits comme un titre phare du lancement de la nouvelle console de Microsoft.


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