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The Elder Scrolls Online - Les débuts, niveau 1 à 25

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DossierLe 22 Avr
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Vivez toute notre expérience du nouveau MMO, The Elder Scrolls Online, à travers une série d'articles qui suit la progression de notre personnage. Tous les mardis sur SyFantasy.

En raison d'un enchaînement de contretemps, et par volonté de vous proposer le test le plus complet possible, nous n'avons pas pu tester l'ensemble des fonctionnalités de The Elder Scrolls Online (TESO). Nous avons donc décidé de vous livrer un compte rendu détaillé du jeu en plusieurs étapes. L'objectif est de vous décrire la dynamique de progression qui vous donnera un aperçu du contenu en suivant toute l'évolution du personnage. Nous avons choisi de mener l'expérience avec un Lame Noire, l'équivalent du voleur. Précisons que notre parcours ne reflète pas forcément l'expérience de chacun,  qui diffère en fonction de la classe, du nombre de joueurs, etc. Nous pensons cependant que cette approche permettra à chacun de s'en faire une idée.

Chaque mardi donc, pendant un mois, vous retrouverez un comte-rendu de notre progression.

Nous aborderons d'abord les débuts du leveling jusqu'au niveau 25, la création du personnage, les difficultés à se lancer seul dans la progression, les premières zones, etc.
Dans l'article suivant, nous nous pencherons sur la phase finale qui amène le personnage au niveau 50, les donjons mid-level, etc. en nous concentrant sur le jeu en groupe.
Une dernière étape s'intéressera au contenu haut niveau, au PvP, au raid et au craft.
À la toute fin nous livrerons une critique de The Elder Scrolls Online qui s’appuiera sur cette expérience complète du jeu.

The Elder Scrolls Online est un MMORPG issu de la célèbre saga RPG démarrée en 1994. Il n'a pas été développé par le studio historique Bethesda mais par Zenimax Online, créé pour l'occasion. Le jeu est disponible sur PC et MAC et il est attendu sur PS4 et Xbox One pour le mois de juin. Vous pouvez vous lancer dans l'aventure moyennant la somme de 37 € environ ainsi qu'un abonnement de 12,99 € par mois.

TESO reprend logiquement une partie des zones développées à travers les épisodes de la saga depuis 20 ans. L'univers d'Elder Scrolls a toujours été très vaste et nombreux sont ceux qui y voyaient depuis longtemps un terrain évident pour le multijoueur. À une époque où le genre du MMO est très prolifique, il était donc inévitable de voir un des plus célèbres univers de RPG y faire son entrée.

1. | La création du personnage

Chapitre I | La création du personnage

Comme dans tout MMO, tout débute par la création du personnage. On a le choix entre trois factions qui proposent trois races connues de l'univers Elder Scrolls ainsi qu'une race à part, l'Impérial, disponible uniquement si vous achetez une version « Impériale ». Le « Pack Explorateur » disponible dans la version numérique standard vous permet de jouer n'importe quelle race avec n'importe quelle faction, un avantage pratique lorsqu'on veut par exemple rejoindre un ami dans la faction Aldmeri avec un Nordique Coeurébène.

On est agréablement surpris par l'effort de design sur les personnages alors que la série nous avait habitué à un chara-design désastreux qui trouvait sa pire expression avec Oblivion. Dans TESO les visages sont plus fins même s'ils manquent un peu d'expressivité. Les armures sont assez sobres avec des tons marrons et gris, dans la droite ligne du style médiéval de la série. Contrairement à de nombreux MMO, TESO a le bon goût d'afficher des sets d'armure à peu près homogènes qui ne donnent jamais au personnage une apparence ridicule.

Passé ces considérations cosmétiques, qui ne sont pas les aspects les plus important d'un MMO, on attaque le choix de la classe. On retrouve le Sorcier (Mage), le Chevalier-Dragon (Guerrier) et le Lame Noire (Voleur) ainsi qu'une quatrième classe, le Templier, qui une sorte de paladin multi-fonction. Chaque race possède des bonus qu'il faut prendre en compte pour choisir votre classe.

Pour notre part, ce sera un Lame Noire Khajiit, car la race a un bon bonus de furtivité. Il appartient au domaine Aldmeri, la voix de la nature qui nous semble la plus raisonnable.

 

2. | Une interface et une progression épurées qui divise les joueurs

Chapitre II | Une interface et une progression épurées qui divise les joueurs

Après un tutoriel rapide, notre personnage est déposé sur une première île où se mettent en place tous les éléments qui structurons la progression. Dans ses débuts, TESO nous a demandé un certain temps d'adaptation.

En effet, en cherchant à restituer l'expérience des Elder Scrolls solo, les développeurs ont fait des choix inhabituels pour un MMO. Les « points d'intérêts » tels que les quêtes sont signalés par un marqueur qui apparaît sur la boussole et la carte uniquement lorsqu'on s'en approche. Un point d'intérêt noir désigne un objectif inaccompli et un blanc signifie que tous les objectifs ont été atteints. C'est un peu fastidieux au début, mais on apprend vite à reconnaître cette signalétique qui détermine toute notre progression. En effet l'idée est d'explorer pour trouver tous les points d'intérêts : des boss à combattre, des quêtes à accomplir, ou simplement des points de respawn à découvrir, etc.

 

Ce qui est inhabituel, c'est la volonté de ne pas surcharger la progression d'indications auxquelles on a été habitué dans la plupart des MMO. Cette volonté d'adapter à la lettre l'expérience des derniers Elder Scrolls (surtout Skyrim) donne à TESO son côté épuré tant au niveau de la progression que de l'interface. De nombreux joueurs trouvent cette approche inadaptée à un MMO mais il y a un certain plaisir à devoir explorer pour trouver ses objectifs et à apprendre le fonctionnement à la dure. Dans cette même logique l'interface n'affiche aucune information pas même la traditionnelle mini-carte. Les barres de sorts n'apparaissent qu'au moment où un combat est déclenché même si une option permet de les afficher en permanence. Tout ces choix sont intéressants car ils proposent une alternative à l'expérience visuelle traditionnelle des MMO qui ont tendance à surcharger l'écran d'informations. On peut alors se concentrer sur les décors et profiter pleinement de l'univers.

On se demande en revanche si cette interface, qui n'affiche aucun dégât donné ou reçu, ne devient pas problématique à haut niveau lorsqu'il s'agit de réfléchir à l'optimisation de son gameplay. Nous aborderons cette question dans un prochain article lorsque nous aurons atteint le haut niveau. Sachez toutefois que les développeurs ont permis aux joueurs d'installer des mods qui modifient l'interface. Il en existe déjà beaucoup qui vous permettent de retrouver tous les éléments habituels des MMO comme la mini-carte ou l'affichage des textes de combat. Pour notre part, nous n'en n'installerons aucun puisqu'on s'habitue vite à ce fonctionnement qui ne paraît pas nécessaire durant la phase d'évolution du personnage.

3. | Une scénarisation intéressante

Chapitre III | Une scénarisation intéressante

Notre aventure du côté des Aldmeri débute donc sur le Perchoir de Khenarthi où l'on constate rapidement un réel effort de scénarisation. Tous les dialogues sont doublés dans une VF globalement bonne. Chaque endroit se trouve dans une situation qui nécessite votre intervention : un complot, une invasion, etc. La dynamique de quête est alors très agréable car elle rompt avec les quêtes de chasse et de loot traditionnelles. Une dimension de choix, assez inédite dans un MMO, rajoute un enjeu intéressant à la progression. Ne vous attendez pas à avoir un réel impact sur le cours de l'Histoire mais il y a une satisfaction à libérer une ville en ayant réussi à éviter toute violence par exemple. D'autant que vous rencontrez régulièrement des PNJ qui vous rappellent vos actions passées.

Au bout d'un certain temps, une certaine lassitude peu s'installer en raison d'un manque de variété avec une tendance à répéter le même motif de quête qui tourne essentiellement autour de l'invasion et de la trahison. Les arcs narratifs qui se déroulent dans les villes manquent également d'ampleurs. On pourrait s'attendre à ce que résoudre les problèmes demande un certain temps et ne s'accomplisse qu'au terme d'une longue série de quêtes. Malheureusement, il faut en général une quinzaine de minutes pour boucler une ville en deux trois étapes. Avec un tel rythme, les enjeux narratifs plafonnent et l'on peine à voir les villes comme de vrais lieux de vie et à s'en imprégner. Certaines quêtes viennent heureusement briser cette dynamique par leur originalité, à l'image de la longue série concernant le Roi Nature dans la zone de Prasin où l'on retourne dans le passé pour modifier le cours des événements.

La dissémination de l'expérience en de multiples objectifs disperse les enjeux à droite à gauche au lieu de les concentrer en une seule et même quête épique mais cela est curieusement moins gênant que dans d'autres MMO. En effet, le genre du MMO avec son expérience morcelée et ses mécaniques multijoueurs n'atteint que très rarement (The Secret World ?) l'intensité dramatique d'un jeu solo. De ce point de vue TESO ne révolutionne pas le genre mais il trouve, dans cette invitation permanente à l'exploration, une manière encore peu exploitée d'insuffler un peu d'aventure et de voyage dans une mécanique routinière.

Outre les quêtes de zones, les guildes des guerriers, des mages, et des indomptables vous confieront régulièrement des missions. Tous les cinq niveaux vous devez également poursuivre la quête principale pour défaire Molag Bal et son Sbire Mannimarco. C'est classique mais bien mis en scène et parfois même original.

4. | Des débuts difficiles et quelques bugs

Chapitre IV | Des débuts difficiles et quelques bugs

Passé un petit temps d'adaptation pour s'habituer à la progression et prendre en main l'interface, le parcours de notre Lame Noire a connu des phases efficaces mais aussi des moments laborieux. La difficulté est plutôt bien dosée et après un certain d'apprentissage on finit toujours par venir à bout d'un boss difficile par exemple. Nous détaillerons les subtilités du jeu en groupe dans le prochain article mais sachez que l'expérience est grandement facilité dès que vous jouez à deux. Jouer seul est tout à fait faisable mais cela demande plus de prudence car on tombe régulièrement sur des packs d'ennemis ou des boss qui nécessitent de réfléchir à leur approche et d'avoir une bonne réactivité en combat. Attendez-vous à mourir parfois sur les boss le temps d'apprendre leur mouvement et leurs coups spéciaux. Faites particulièrement attention aux boss « élites » disséminés dans les grottes et les camps de bandits car vous êtes sensés les faire en groupe. Heureusement, il n'est pas nécessaire de former un groupe pour en venir à bout car tous les ennemis de TESO sont publics et il suffit de leur donner un coup pour valider un combat. Or, pour le moment, il y a tellement de joueurs sur le serveur qu'on rencontre toujours du monde sur les boss.

 

Outre la difficulté qui peut parfois vous faire bloquer sur un ennemi, quelques bugs gênants viennent ralentir la progression. On citera notamment les temps de repop interminables de certains boss (45 minutes) indispensables pour avancer dans les quêtes, les ennemis invisibles, où encore les missions qui restent bloquées à une certaine étape, etc. Dans le pire des cas, il faut annuler la quête pour la recommencer, mais en général une simple déconnexion du serveur suffit, sachant que certaines quêtes sont tout simplement infaisables pour le moment. Les développeurs ont déployé des patchs qui auraient corrigé une partie des problèmes.

En revanche, l'optimisation du jeu est excellente et on ne souffre d'aucun ralentissement même sous une profusion d'effets visuels. Le « méga-serveur » accueille tous les joueurs européens sans aucun problème et nous avons jamais rencontré de problèmes de lag ou de déconnexions intempestives. Une première.

5. | Un gameplay nerveux plutôt réussi

Chapitre V | Un gameplay nerveux plutôt réussi

TESO est basé sur le système classique des Elder Scrolls qui consiste à faire progresser les sorts en les utilisant en combat. Chaque classe possède trois branches dans lesquelles investir des points gagnés dans les quêtes principales et lorsqu'on gagne un niveau. La barre de sort permet de placer cinq sorts ainsi qu'une compétence « ultime » utilisable plus rarement. Nous avons fait le choix de développer notre Lame Noire en ambidextre (Deux Armes) avec des capacités de furtivité (Ombre) et d'auto-soin (Siphon). En utilisant les sorts, les branches gagnent des rangs qui donnent accès à d'autres sorts. En plus des trois spécialisations, vous avez accès à des compétences d'armes, artisanales, culturelles et autre. Nous vous conseillons très fortement de dépenser des points dans les compétences Persuasion (branche Guilde des Mages) et Intimidation (branche Guilde des Guerriers) qui vous permettent de débloquer des lignes de dialogues très avantageuses.

Le gameplay action, qui nécessite de garder le curseur sur sa cible, est une bonne surprise. Le jeu du Lame Noire, nerveux et dynamique, dévoile tout son intérêt à mesure qu'on apprend à le maîtriser. Les autres classes fonctionnent sans doute différemment mais le Lame Noire doit constamment jouer entre la furtivité et l'esquive tournoyant autour de son ennemi afin d'éviter ses attaques sans perdre trop de vie. Les six compétences de la barre des sorts sont utilisées et les combats demandent une bonne réactivité. Une rapide lecture des mouvements de l'ennemi permet d'anticiper les coups puissants et de les parer ou de les esquiver tout comme les zones rouges au sol qui préviennent le joueur d'une attaque imminente. En tant que Lame Noire, il ne faut pas foncer dans la bataille avant d'avoir évalué la puissance de l'ennemi car la classe fait de gros dégâts mais elle est peu résistante. Il n'est pas rare de rencontrer des combats tendus qui se terminent avec très peu de vie.

Malgré une limite de six sorts actifs sur la barre, TESO n'est pas limité comme on a pu le craindre mais offre au contraire beaucoup de souplesse et de finesse. On n'a pas l'impression de rentrer dans une routine de combat qui consiste à « basher » du monstre comme on peut le ressentir dans beaucoup de MMO.

6. | Mais une direction artistique très décevante

Chapitre VI | Mais une direction artistique très décevante

En dépit de l'univers Elder Scrolls très attachant, de la musique réussie qui rejoue des thèmes connus et d'un gameplay solide, The Elder Scrolls Online peine à nous enchanter totalement en raison d'une direction artistique globalement fade. Son principe fort d'exploration qui rend le leveling intéressant plafonne à cause d'un level design qui ne prend aucun risque. C'est en tout cas l'impression que donnent les premières zones du domaine Aldmeri.

Répétant les mêmes motifs de collines, vallons, petites forêts, qui restent toujours dans une sorte de hauteur moyenne, la magie de l'exploration se heurte à un décor sans âme. On assiste à une régression par rapport à Skyrim dont le level design de montagne est découpé en zones variées qui possèdent chacune une personnalité et qui sont capables de créer des points de vues. Dans TESO, les zones se ressemblent et on peine à les identifier. Le perchoir de Khenarti est une sorte de plaine qui mélange des champs, des plages, ressemblant très fortement à la seconde, l'Île d'Auridia. Les zones manquent de volumes et elles sont agencées de manière un peu bordélique de sorte qu'on a du mal à se souvenir d'un endroit en particulier. Les monuments, les villes, les ruines se ressemblent toutes et recyclent toujours le même modèle grisâtre. Prasin, la quatrième zone, est un peu plus réussie grâce à une approche plus verticale et une chaîne de montagne qui sépare la zone en son milieu mais on reste tout de même dans un level design peu inspiré.

Ce constat s'applique aux quatre premières zones du domaine Aldmeri mais on ne voit pas comment cela pourrait changer du tout au tout dans les autres zones. Si de bonnes surprises surviennent au cours du leveling, nous vous en tiendrons informés dans les prochains articles.

Nous vous laissons sur cette note un peu amère d'un level design qui vient limiter les efforts de Zenimax pour proposer une expérience par ailleurs solide et intéressante. Nous retournons faire évoluer notre Khajiit Lame Noire et nous vous donnons rendez-vous mardi prochain pour aborder les niveaux 25 à 50 et la question du jeu en groupe.

Chapitre I | La création du personnage

Comme dans tout MMO, tout débute par la création du personnage. On a le choix entre trois factions qui proposent trois races connues de l'univers Elder Scrolls ainsi qu'une race à part, l'Impérial, disponible uniquement si vous achetez une version « Impériale ». Le « Pack Explorateur » disponible dans la version numérique standard vous permet de jouer n'importe quelle race avec n'importe quelle faction, un avantage pratique lorsqu'on veut par exemple rejoindre un ami dans la faction Aldmeri avec un Nordique Coeurébène.

On est agréablement surpris par l'effort de design sur les personnages alors que la série nous avait habitué à un chara-design désastreux qui trouvait sa pire expression avec Oblivion. Dans TESO les visages sont plus fins même s'ils manquent un peu d'expressivité. Les armures sont assez sobres avec des tons marrons et gris, dans la droite ligne du style médiéval de la série. Contrairement à de nombreux MMO, TESO a le bon goût d'afficher des sets d'armure à peu près homogènes qui ne donnent jamais au personnage une apparence ridicule.

Passé ces considérations cosmétiques, qui ne sont pas les aspects les plus important d'un MMO, on attaque le choix de la classe. On retrouve le Sorcier (Mage), le Chevalier-Dragon (Guerrier) et le Lame Noire (Voleur) ainsi qu'une quatrième classe, le Templier, qui une sorte de paladin multi-fonction. Chaque race possède des bonus qu'il faut prendre en compte pour choisir votre classe.

Pour notre part, ce sera un Lame Noire Khajiit, car la race a un bon bonus de furtivité. Il appartient au domaine Aldmeri, la voix de la nature qui nous semble la plus raisonnable.

 



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