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Godzilla, la critique

50
ReviewLe 13 Mai
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9 /10
On a aimé
• Visuellement bluffant
• Un score magnifique
• Un vibrant hommage à Steven Spielberg
On a moins aimé
• Certains personnages sous-exploités
• Quelques longueurs

• CRITIQUE GARANTIE SANS SPOILERS •

Cette critique est l'oeuvre de l'inévitable Bulk

1954. 
Ishiro Honda réalise le film pionnier du genre « Kaiju Eiga » ( film de monstre(s)en japonais), Gojira. 
L'histoire d'un monstre géant préhistorique créé et réveillé artificiellement par le largage de bombes atomiques au large de l'océan Pacifique, destructeur acharné et sans pitié de cités urbaines nippones comme Tokyo ou encore Osaka.
 À la fois métaphore de la peur de la bombe nucléaire suite au bombardement de Hiroshima et Nagasaki par les Américains en 1945  c'est également le symbole de la colère et de l'incompréhension des japonais face à cette horreur qui est matérialisé sous la forme d'un Dinosaure colossal à l'appétit destructeur. 



60 ans plus tard, et après 28 films du célèbre monstre tout droit sortis de l'imaginaire du producteur de la Toho, Tomoyuki Tanaka Legendary Pictures et Warner Bros réveillent à nouveau le monstre géant et chargent Gareth Edwards, jeune réalisateur talentueux déjà à l’œuvre du film indépendant Monsters dont il est à la fois réalisateur , scénariste et directeur des effets visuels de redonner toute la soif de destruction à ce monstre chéri de la pop culture.

 Suite au succès en demi teinte de l'excellent Pacific Rim l'année précédente malgré des qualités visuelles irréfutables, Legendary et Gareth Edwards ont-ils réussi le pari de donner ce même souffle épique, cher à un genre qui retrouve petit à petit ses repères à Hollywood ?




On peut tout d'abord aborder le principal argument que nous vendaient à la fois Gareth Edwards et Warner Bros via les différentes bandes annonce : un spectacle à grande échelle. Au sens propre.

Dès le début du film, que ce soit pendant l'introduction (soutenue par le superbe score du compositeur français Alexandre Desplat) ou dans sa première partie, les scènes à plans larges nous offrent un spectacle sans précédent : l'homme paraît bien petit par rapport aux plaines japonaises, ou encore face à l'océan.
 La nature est ici représentée dans toute sa splendeur : immense et puissante, indestructible et majestueuse. 
Il en est de même quand les monstres apparaissent à l'écran, Gareth Edwards est un adorateur du genre et le fait clairement ressentir à travers ces mêmes plans larges où le spectateur, collé à son siège, ne peut que regarder l'écran à la fois fasciné et pétrifié face à ces personnifications de la nature en colère contre l'homme et ses perversions. 
La nature veut reprendre ses droits et le faire clairement comprendre.




Mais qu'en est-il justement de la race humaine, ici malmenée ?
 Elle est représentée par différents grands noms hollywoodiens, tous détenteurs de différents Oscars, Grammy Awards ou encore Golden Globes : Ken Watanabe (Inception, Batman Begins), Sally Hawkins (Blue Jasmine), Aaron Taylor Johnson (Kick Ass), Elizabeth Olsen (Oldboy), Juliette Binoche (Chocolat) et enfin Bryan Cranston (Breaking Bad, Malcolm). 
On ne reniera pas les performances de Bryan Cranston, Aaron Taylor Johnson et, plus surprenant, de Juliette Binoche. 
On s'interrogera plus par l'inefficacité de certains personnages comme Ellie Brody (Elizabeth Olsen - femme de Ford Brody lui même fils de Joe Brody, incarnés respectivement par Aaron Taylor Johnson et Bryan Cranston). 
En effet le film , qui semblait nous vendre un travail sur la profondeur des différents personnages et de leurs différentes relations, nous offre ici une première petite déception : Godzilla reste avant tout un film de monstres, un film de série B qui ne peut que se cacher derrière l'approche artistique sérieuse et appliquée de ses géniteurs. 

Abordons dorénavant LA grande question sensible. 
Peut-on considérer ce remake américain millésime 2014 comme étant le 29e film de la compagnie japonaise Toho ?
 On ne considérera pas ici le film de Roland Emmerich sorti en 1998 qui, n'étant pas un mauvais film de monstre en soi, ne respectait pas les caractéristiques d'un film Godzilla.

 Le film de 2014 peut surprendre par bien des points. 
On s'étonnera bizarrement du montage de certaines scènes des deux premiers actes, rattrapées cependant par un troisième tiers fabuleux.
 Gareth Edwards, comme dit précédemment , est un adorateur inconditionnel du genre et des films Godzilla et le fait comprendre à travers une structure scénaristique très proche des films de la Toho.



Oui, le remake du britannique est bien un film Godzilla.
 Le monstre ressemble par bien des points au monstre japonais. 
Physiquement parfait, toute sa bestialité - mêlée à la majestuosité propre au monstre original - est très bien retranscrite à travers des scènes épiques à souhait à chacune de ses apparitions.
 Toutes les caractéristiques du monstre original sont également présentes.

 Godzilla mérite donc tous les éloges permis de la part des fans des films de la franchise.
(on notera également de nombreux clins d'oeil aux différents monstres apparaissant dans les films japonais, soyez attentifs!)




Godzilla est un véritable spectacle épique, à grande échelle. On sera peut être déçu par certains aspects mais le film tient sa promesse : celle de rester véritablement bouche bée face aux actes sans pitié de cette nature belliqueuse, en quête  de revanche. 
Gareth Edwards (le Steven Spielberg nouvelle génération) est un réalisateur prometteur, avec de vrais bagages et de vraies ambitions.
 Comme son film.








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