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Transformers : L'Âge de l'Extinction, la critique

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ReviewLe 04 Jui
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4 /10
On a aimé
• Des plans magnifiques
• Une ouverture de l'univers
• Il en met plein la gueule
On a moins aimé
• Le scénario s'écroule sur lui-même
• Un vrai manque de fond
• Des dialogues au niveau zéro

Après la trilogie Transformers, nous nous étions dit que l'on nous y reprendrait plus à aller voir ces robots inventés par Hasbro. Repus de ces scènes d'action qui doivent tout à l'invention de Nobel, nous avions enterré la franchise au fond de nos mémoires pendant que Shia LeBeouf enterrait sa dépression sous un fatras conceptuel. Sauf que survint alors Pain & Gain et les premières images de ce Transformers : L'Âge de l'Extinction. Le premier nous redonnait confiance dans le réalisateur de The Rock et Armageddon tandis que les secondes arrivaient bien malgré nous à réveiller notre curiosité. Damn, nous revoici à nouveau dans une salle obscure pour le dernier opus des cavalcades explosives des potes d'Optimus Prime.

On reprend les mêmes et on recommence. Ou presque. Ici, nous découvrons de tous nouveaux personnages aux côtés des Transformers, dont Cade Yeager, inventeur en manque critique de liquidités et père inquiet de voir sa fille devenir une femme. Forcément, il ne s'est pas rendu compte que c'est déjà le cas et forcément celle-ci fait tout pour protéger ce père excentrique que le décès de sa femme a rendu particulièrement protecteur. Tout ceci est posé dans le premier quart-d'heure du film. Une mise en place efficace à défaut d'être originale et qui recèle qui plus est d'un sacré nombre d'astuces narratives et de mise en scène pour que nous saisissions tous les enjeux et les relations de cette bande de personnages. On aurait pu alors espérer un film qui va enfin savoir jouer sur la dynamique insufflée par des héros qui ne seraient enfin plus que des prétextes narratifs. Nous nous rappelions alors que le scénariste Ehren Kruger, qui écrit les Transformers depuis le deuxième opus, avait un jour écrit l'incroyable Arlington Road et le très malin Scream 3. Pas de bol, c'était en fait pour ne plus avoir à revenir dessus du film et on assiste à une résolution des relations entre tous les personnages qu'à la fin du film et nous verrons la situation entre eux rester au point mort pendant le reste du film.

Clairement, le trio de héros humains n'a pas vraiment d'intérêt, surtout qu'au niveau de l'acting, nous sommes proche du niveau zéro entre un Mark Wahlberg qui traverse les événements comme une coquille vide, une Nicola Peltz qui n'a de toute façon aucune scène et aucun cadrage où elle saurait démontrer son jeu d'acteur et un Jack Reynor... Bon, nous n'avons pas grand chose à dire sur son jeu à vrai dire. Nous pouvons en revanche nous arrêter sur la performance de Stanley Tucci, qui s'il n'a pas son meilleur rôle (rappelez-vous son incroyable performance dans Les Sentiers de la Perdition !) surnage quand même largement et livre une prestation encore une fois très solide. En voyant que cet acteur de grand talent s'affiche dans les derniers films qu'il a tourné, Hunger Games, Percy Jackson et le film ci-présent, on se dit que sa carrière a quand même été au mieux.

Pourtant, il est intéressant de noter qu'un véritable effort a été fait pour gommer l'un des défauts qui a été le plus souvent cité à propos des précédents volets de la saga, l'absence de scénario. Là où nous avions eu l'habitude de voir la première scène d'action débarquer en furie quelques minutes après l'extinction des lumières de la salle, ici le film prend le temps de s'installer, d'introduire ses nombreux intervenants et les motivations de chacun. Il y a un véritable effort de construire une histoire qui recèle quelques intrigues secondaires. Le seul soucis, c'est que le film va alors s'enfoncer dans une marée d'incohérences, de facilités d'écriture qui vont l'embourber. Sans ce scénario, le film aurait pu devenir alors un concept, un pur film spectacle qui s'assume et qui veut juste en mettre plein les yeux de ces spectateurs (qui sont déjà nombreux). Mais il se travestité dans une immense fresque (2h45 c'est long) mal maîtrisée. Un faux rythme va alors s'installer, le film oscillant entre des scènes à grand spectacle, où les effets pyrotechniques sont légion, et les scènes où l'on nous fait avancer l'intrigue pour pousser vers la prochaine scène d'action, souvent de manière artificielle puisque l'on voit les rouages du scénario s'engranger les uns aux autres de façon évidente à en pleurer.

Ce qui détruit le rythme du film (et l'attention qu'on y porte), ce sont justement ces scènes qui sont la marque de fabrique de la franchise, des combats et des poursuites où sont repoussés les limites des effets spéciaux (à qui on pourra juste reprocher d'être assez inégaux dans leur qualité). La plupart du temps, ces scènes constituent en une chorégraphie où tout explose dans une arène qui aura été spécifiquement pensée pour être le théâtre de ces affrontements, elles sont vraiment l'incarnation du concept de spectacle en présentant un numéro virevoltant à grands renforts d'effets visuels qui sont parfois vraiment bien pensés. Plaisant certes, mais qui présente le défaut de ne pas faire avancer l'intrigue, si bien que le récit est obligé de raccrocher ses wagons en catastrophe. En résultent forcément ces sales teignes d'incohérences, comme lorsque une course-poursuite s'engage avec tous les Autobots et que sans explication Optimus Prime se retrouve seul à combattre avant d'être rejoint par la bande dont on ne saura jamais où elle était passée (entretemps, il aura eu le temps de mettre et recevoir quelques cartouches d'anthologie).

Ce qu'il y a d'incroyable avec la saga Transformers au cinéma, c'est qu'elle reste totalement rattachée au nom de Michael Bay. Le réalisateur incarne ses films et cela se ressent une nouvelle fois dans ce nouvel opus. Quand on voit ce métrage, il est impossible de ne pas se dire que c'est un film du réalisateur de Bad Boys. Son style est reconnaissable entre tous, il garde une photo très identifiable (il est d'ailleurs marrant de constater que ce projet ou Pain & Gain, qui n'ont pourtant rien à voir, peuvent partager de telles similitudes dans le traitement de l'image), insuffle un esprit au film qui lui est propre et se targue d'avoir la signature Michael Bay dans cette série d'explosion. Il a donc réussi l'exploit de faire du cinéma d'auteur dans le sens le plus littéral du terme avec des productions de blockbusters et qui utilisent tous les codes de ceux-ci à l'extrême. Dialogues si mal écrits que cela en devient risible avec ce nombre de phrases clichées

impressionnant, une quantité de placements de produits encore plus éhontée que dans I, Robot (et qui en plus arrivent à démolir plusieurs scènes par leur insertion forcée dans le scénar') et une absence cruelle de réflexion et de fond. Tous ces défauts sont là mais en une telle quantité, et associée avec une telle maîtrise du grand spectacle qui fait la force de ces fameux blockbusters, que cela en devient presque un art. Du moins, c'est totalement assumé, ce qui devient alors une vision presque stylistique. Si cette dernière n'est pas forcément partagée, nous ne pouvons que respecter la volonté qu'à Michael Bay de s'efforcer à tracer cette voie. Surtout qu'il va se permettre d'ouvrir son univers de façon intéressante et ne se laisse pas le choix d'une suite, encore une occasion pour lui d'aller plus loin dans cette recherche du blockbuster absolu. De toute façon, le box-office lui donne raison, ce qui motivera bien évidemment la Paramount pour lui laisser le champ libre et mettre tous les moyens à sa disposition pour qu'il puisse expérimenter en toute quiétude. Et l'on se rend compte alors que son personnage principal n'est finalement pas si éloigné de lui dans cette recherche pure dont le nerf de la guerre est encore une fois l'argent.

Transformers : L'Âge de l'Extinction est la digne suite de ce que Michael Bay a fait dans cette saga qui lui restera définitivement associée. Ceux qui aimaient les précédents ne pourront qu'être ravis de voir ce nouvel opus, tandis que les autres pourraient enfin y trouver leur compte avec ce film qui est sans doute le plus abouti de la saga. Reste qu'il est criblé par un scénario qui se loupe à essayer d'être fin et les défauts éculés des aventures des Transformers. Nous finirons par croire qu'ils ne peuvent plus être eux-même sans ces reproches que la critique passe son temps à faire sur des films qui, pendant ce temps-là, affolent les compteurs du box-office.



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