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Top 5 : Les meilleurs films de Joe Dante

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DossierLe 15 Dec
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Les années 80 sont un peu la décennie des réalisateurs qui auront lutté contre les studios, cette dernière génération de metteurs en scène plus concernés par le message de leur film que par l'éventuel impact marketing. Une génération de losers magnifiques incarnée par John McTiernan ou Tony Scott, mais aussi par un Joe Dante retombé injustement dans l'oubli aujourd'hui.

Alors que Noël approche, les longs-métrages de ce dernier ressurgissent comme chaque année. Il était donc plus que temps de rendre un hommage à une filmographie composée en grande partie de superbes échecs commerciaux. Voici donc un Top 5 en forme de madeleine proustienne au goût de grandes aventures contre l'incompréhension générale !

1. | #5 : Hurlements

Chapitre I | #5 : Hurlements

Alors que Joe Dante est encore un tout jeune réalisateur, le producteur qui l'a lancé, Roger Corman, lui offre la possibilité de faire ce film de loup-garous dont il a toujours rêvé. En grand amateur de films d'horreur de série B, Dante voulait rendre un hommage à une culture presque underground du 7ème Art et sort en 1981 son fameux Hurlements (The Howling en VO).

Un film qui fait la part belle à la lycanthropie, où chaque personnage est nommé à partir d'un réalisateur de films de loup-garou et où les références au genre pullulent dans chaque plan. Pourtant, plus qu'un film parodique, Joe Dante propose une vision tordue et hautement anxiogène du cinéma d'horreur, de la série B magnifiée. Une histoire qui présente séquence de viol, journaliste traumatisée et sexe bestial (au sens littéral du terme), tout ça dans une esthétique qui n'est pas sans rappeler le giallo.

En fait, dans ce premier film d'une saga qui en comptera huit (le dernier est sorti en 2011), Joe Dante livre surtout une critique de la société qui l'entoure en dépoussiérant le mythe du loup-garou. Pas romantique pour un sou, aucune légende venue d'on-ne-sait-où ne lui donne ses origines, le lycanthrope moderne est en parfait accord avec sa voracité et il ne connait pas de remord quant à ses actes. Un film malsain qui reste un grand moment du cinéma d'horreur.

2. | #4 : Piranhas

Chapitre II | #4 : Piranhas

En 1978, Joe Dante n'est encore qu'un jeune réalisateur en quête de reconnaissance quand Roger Corman lui propose Piranhas, qui n'est ni plus ni moins qu'un pastiche des Dents de la Mer qui veut surfer sur le succès du film de Steven Spielberg sorti deux ans plus tôt. Ici, le requin laisse sa place à des piranhas, mutés par l'armée américaine pour la Guerre du Viêt Nam et qui atterrissent malencontreusement dans une rivière californienne fréquentés par de nombreuses adeptes du bikini.

Ça, c'était pour la partie scénario. Mais Joe Dante va en faire un sommet du genre. Ayant bien compris son rôle de film de série B, il multiplie les hommages. Aux Dents de la Mer dans un premier temps, dont il avoue limpidement la filiation, mais aussi aux Orgy Movies, ces films d'horreur où des adolescents luttent pour leur vie alors que deux secondes plutôt ils se bécotaient dans la voiture familiale et dont Joe Dante est si friand.

Bien aidé par un Phil Tippett qui lui aussi débute, et qui deviendra plus tard le superviseur visuel d'Indiana Jones et le Temple Maudit (et de Robocop et Starship Troopers). Finalement, puisque tout semble tourner autour de Steven Spielberg, qui persuadera d'ailleurs son studio de ne pas interdire la sortie de Piranhas (en leur expliquant qu'il n'était pas une menace pour Les Dents de la Mer 2 qui étaient en cours de tournage), le célèbre réalisateur remarquera Joe Dante et c'est ainsi qu'il lui confiera Gremlins. Par ailleurs, Alexandre Aja rendra magnifiquement hommage à ce film avec Piranhas 3D.

3. | Explorers

Chapitre III | Explorers

Quand Joe Dante aborde le tournage d'Explorers, il a enfin la notoriété qui lui permet de faire les films comme il l'entend. Il récupère ce script qu'il va en grande partie modifier, le faire passer d'une petite fable familiale en une grande épopée en forme d'aventure initiatique, un conte philosophique en forme d'hommage au courage de l'enfance.

Il va même insister pour participer au casting, c'est ainsi qu'il va laisser sa chance aux jeunes Ethan Hawke et River Phoenix, créant même spécialement un rôle pour le frère de Joaquin. Il va alors livrer un sublime film où des extraterrestres implantent des plans pour construire un vaisseau spatial dans le cerveau d'un jeune garçon qui va alors s'envoler dans une épopée spatiale avec ses amis. Toujours soutenu par Steven Spielberg, il bénéficie des effets spéciaux d'ILM et fait directement référence à Star Wars en appelant son héros spatial Starkiller, le premier nom de Luke Skywalker dans le script de George Lucas.

Comme Hollywood reste Hollywood, le monde de l'industrie va rattraper Dante dans son tournage. La nomination de Jeffrey Katzenberg à la tête de Disney va faire paniquer la Paramount (à raison puisque c'est lui qui va remettre sur pied la firme aux grande oreilles dans les années 80) qui va alors demander à ce que l'on sorte Explorers au plus vite pour qu'il devienne le blockbuster de l'été 1985. Malheureusement, Dante n'aura pas le temps de finir son film et malgré le petit bijou qu'il est, son réal' le voit toujours avec un regard amer. Surtout qu'il a cherché à le finir il y a quelques années, mais les rushs avaient été perdus entretemps.

4. | #2 : L'Aventure Intérieure

Chapitre IV | #2 : L'Aventure Intérieure

Après Explorers, Joe Dante poursuit sa collaboration avec ILM et décide de réaliser L'Aventure Intérieure, l'histoire d'un pilote de l'armée qui se porte volontaire pour être miniaturisé dans un sous-marin qui sera implanté dans un lapin. Par un incroyable coup du sort, une attaque terroriste survient au même moment et il se retrouve plongé dans le corps de Jack Putter, un caissier dépressif et hypocondriaque. Et surtout pas courageux du tout.

C'est encore une belle fable sur le courage que nous livre ici Dante, avec Dennis McQuaid (il rencontrera sa future femme Meg Ryan sur le tournage de ce métrage) qui joue le rôle de la bonne fée. Une comédie de science-fiction qui aligne des effets spéciaux de très haut niveau pour l'époque (ils gagneront l'Oscar pour cela) mais dont le but premier est surtout de faire rire son public en multipliant les situations rocambolesques.

Encore une fois, Joe Dante signe son film en associant une grande aventure pied au plancher avec une aventure humaine qui voit ses personnages évoluer. Le film sera très bien accueilli par la critique mais connaitra tout de même un succès mitigé, si bien que la carrière du réalisateur ne s'en relèvera jamais vraiment.

5. | #1 : Gremlins

Chapitre V | #1 : Gremlins

Déjà présent dans notre Top 5 des films que l'on regarde au chaud à Noël, en plein accès de fièvre nostalgique, Gremlins est certainement le chef-d'œuvre de Joe Dante. Ce projet que Steven Spielberg lui a mis dans les mains fut sublimé par des effets spéciaux certes impressionnants, mais aussi par un sens du merveilleux qui restera la marque de fabrique des films de Dante bien après cela.

Ce film d'horreur comique, spécialité maison, est devenu une icône de la pop culture. Cette dernière va bien lui rendre d'ailleurs, élevant Gizmo au rang de star et implantant dans la mémoire collective les fameuses règles à ne jamais transgresser en présence d'un Mogwai. Avec sa cohorte d'acteurs qui ne feront rien d'autre de leur carrière, Gremlins est devenu le symbole des peurs enfantines et de comment les surmonter.

Surtout, le film nous laissait sur une morale dont on mesure aujourd'hui toute l'acuité :

"L'humanité n'est pas prête pour les mogwaïs, et elle les traite comme elle a traité les autres bienfaits de la nature."

Chapitre I | #5 : Hurlements

Alors que Joe Dante est encore un tout jeune réalisateur, le producteur qui l'a lancé, Roger Corman, lui offre la possibilité de faire ce film de loup-garous dont il a toujours rêvé. En grand amateur de films d'horreur de série B, Dante voulait rendre un hommage à une culture presque underground du 7ème Art et sort en 1981 son fameux Hurlements (The Howling en VO).

Un film qui fait la part belle à la lycanthropie, où chaque personnage est nommé à partir d'un réalisateur de films de loup-garou et où les références au genre pullulent dans chaque plan. Pourtant, plus qu'un film parodique, Joe Dante propose une vision tordue et hautement anxiogène du cinéma d'horreur, de la série B magnifiée. Une histoire qui présente séquence de viol, journaliste traumatisée et sexe bestial (au sens littéral du terme), tout ça dans une esthétique qui n'est pas sans rappeler le giallo.

En fait, dans ce premier film d'une saga qui en comptera huit (le dernier est sorti en 2011), Joe Dante livre surtout une critique de la société qui l'entoure en dépoussiérant le mythe du loup-garou. Pas romantique pour un sou, aucune légende venue d'on-ne-sait-où ne lui donne ses origines, le lycanthrope moderne est en parfait accord avec sa voracité et il ne connait pas de remord quant à ses actes. Un film malsain qui reste un grand moment du cinéma d'horreur.



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