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Star Wars Rebels S02E1, la critique

5
ReviewLe 23 Jui
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6 /10
On a aimé
• Dark Vador est de retour
• De belles batailles
• Beaucoup de références...
On a moins aimé
• ...Qui tuent l'art de la référence
• Toujours les mêmes problèmes d'animation
• La lourdeur des personnages

Pour son retour sur nos petits écrans, Star Wars Rebels s'offre un épisode intermédiaire, qui officiellement, vient inaugurer une seconde saison, et officieusement, nous offre un bonbon au goût de Star Wars en attendant le retour des épisodes hebdomadaires, et bien sûr, l'arrivée d'un certain The Force Awakens dans les salles obscures !

Premier constat, ce nouvel épisode de Rebels prend la forme d'une histoire auto-contenue. Le décor est posé très rapidement, les motivations sont simplistes, mais il y a un début, des rebondissements et une fin. Un modèle récurrent dans la série de Dave Filoni mais qui s'avère plus pertinent sur le format long que choisit d'adopter cet épisode intitulé The Siege of Lothal. Mais bien qu'il puisse être pris comme un one-shot, cet épisode a des airs de cahiers de charges pour la seconde saison du show de Disney XD.

On prend (hélas) les mêmes

Commençons par ce que ce modèle implique de négatif : nous allons devoir rester avec notre équipe de rebelles bras cassés. Certes menée par Kenan, dont l'histoire se fait de plus en plus intéressante (nous y reviendrons) la petite bande est toujours codifiée à l'extrême, ce qui tire l'originalité de cet épisode vers le bas, et nous laisse avec une impression de déjà vu : Zeb aboie et veut se jeter dans la mêlée, Hera pilote le Ghost, Ezra harcèle son maître de questions et Sabine fait péter des trucs. Heureusement que le Jedi cowboy et l'astromech Chopper sont là pour nous maintenir éveillés.

De même, l'animation est toujours aussi douteuse, tantôt inspirée dans ses textures - et notamment celle de la tenue de Vador, qui font l'objet d'un travail très pointu - tantôt vide dans ses décors. D'ailleurs, l'épisode se déroulant sur Lothal, il ne nous offre même pas un poil d'exotisme : un retour justifiable d'un point de vue scénaristique mais un peu moins du côté artistique. Heureusement, ces différents impératifs sont nuancés par l'arrivée d'un antagoniste de taille, j'ai nommé Dark Vador.

Sinistre sombre seigneur vêtu de noir

Lorsque Lucasfilm avait annoncé que la vilain de la saison 1 ne serait pas le Seigneur Noir des Sith mais bien un nouveau personnage, j'avais craché mon venin sur Rebels. Pourquoi s'intéresser à la période séparant l'épisode III du IV s'il faut se priver d'un Vador en pleine ascension ? Et finalement, l'Inquisiteur, son style de combat et son doublage inspiré par Jason Isaacs avaient fini par me convaincre et me satisfaire, ce qui n'a rendu que meilleure l'arrivée de Dark Vador dans l'univers de Rebels.

Et quelle entrée. Pour le coup, Dave Filoni et Simon Kinberg ont mis les petits plats dans les grands pour offrir aux fans un épisode qu'on pourrait presque considérer comme un spin-off sur le vilain, tant il lui rend hommage. Dès son apparence d'ailleurs, puisque le Sith n'est pas "cartoonisé" comme ses pairs, mais au contraire magnifié par une réutilisation brillante des concept-arts de Ralph McQuarrie et des posters vintages consacrés à la saga, dans lesquelles le vilain affiche des yeux d'un terrifiant rouge pourpre.

Mais le traitement de Dark Vador ne se limite pas à une simple clin d'œil esthétique. Il s'agit également de présenter un vilain au sommet de sa puissance, et ce dans toutes les facettes de son sinistre rôle au sein de la hiérarchie de l'Empire. On le découvre ainsi aussi inflexible sur des sujets administratifs que sabre au poing. Filoni offre d'ailleurs à Dark Vador quelques passes d'armes ridiculement classes, dans lesquelles l'ex-futur-ex Anakin Skywalker fait preuve d'une puissance totale, suggérée par quelques plans inspirés. Mieux, l'épisode parvient à lier les deux trilogies dans une bataille spatiale qui met en scène les talents de pilote du personnage, et qui ravira assurément les fans. Pour couronner le tout, Dark Vador est doublé par James Earl Jones, qui prêtait déjà sa voix au vilain dans la trilogie originale. 

L'art de la référence

The Siege of Lothal est donc un chouette gâteau de nostalgie, qui hélas manque encore de justesse dans sa recette. Comme la plupart des épisodes de Rebels, il est arrosé d'une quantité non négligeable de références, qui rend le tout parfois indigeste. On a même du mal à comprendre comment les créateurs du show peuvent aussi bien comprendre le personnage de Vador tout en enchaînant les références dans une culture du fan-service débridée, qui oblige tous les personnages à s'exprimer dans des variantes des catch phrases les plus célèbres de la saga, comme le fameux "It's a trap" ou encore le "I find your lack of faith disturbing". Utilisées avec parcimonie, elles feraient leur effet, mais sur un épisode de plus de quarante minutes, on frise l'overdose. Surtout que cette pratique empêche de nombreux personnages de se développer, leurs dialogues se résumant à des punchlines vaguement iconiques. 

Dans le lot, seul deux Jedi parviennent à s'en sortir. Le premier, c'est Kanan, qui ne veut pas troquer son indépendance pour plus de sécurité, et qui pense que rejoindre l'Alliance Rebelle est troquer un mal contre un autre. Une discours anti-militariste se glisse alors en seconde lecture, et il est assez habilement mené pour étoffer le personnage. En espérant que cela continue, puisque cette idée, aussi intéressante soit elle, pourrait conduire les créateurs de la série à séparer la petite bande de la flotte rebelle.

Une bien mauvaise idée quand on sait qu'elle a permis de faire revenir le personnage d'Ahsoka Tano, plus intéressante que jamais. Et vous imaginez bien que les retours simultanés de Dark Vador et de son ancienne apprentie offrent des possibilités dingues à Dave Filoni, qui commence tranquillement son build-up - le lien entre les deux personnages fait vibrer la Force - en attendant un payoff - un duel, ou même une rencontre directe entre les deux personnages - qui s'annonce épique. Sur ce point d'ailleurs, la dernière scène de l'épisode pourrait bien annoncer un hommage aussi inspiré qu'intéressant à l'aspect cyclique de la saga de George Lucas. On espère ne pas se tromper.

"À la cool", cet épisode déborde de références et de détails qui feront plaisir aux fans, mais risque bien d'étouffer l'intérêt du public plus âgé pour cette série avant tout destinée aux enfants. Heureusement, dans son interprétation de Vador, The Siege of Lothal vise juste (bien plus que le comics Darth Vader, maintenant qu'on y pense) et via le vilain, commence à bâtir des enjeux intéressants. Pour peu que les promesses soient tenues, et nous aurons une saison 2 moins anecdotique que la première ! 


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Star Wars Rebels critique The Siege of Lothal Dave Filoni Simon Kinberg James Earl Jones
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