Home News Critiques Dossiers Evenements Chroniques Bandes annonces Podcasts TV
ConnexionInscription
Actualités > Retour

Ash vs Evil Dead S01E01, la critique

3
ReviewLe 02 Nov
partager cet article
7 /10
On a aimé
• L'esprit de la franchise est là
• L'équipe semble s'éclater
• On ne s'ennuie pas
On a moins aimé
• Deux ou trois CGI pas terribles
• Parfois trop convenu (si on doit chipoter)

Alors que la série a d’ores et déjà été renouvelée pour une seconde saison (et que l’équipe a des idées pour au moins cinq ans), ce 31 octobre n’était pas seulement la fête pour les monstres, mais aussi celle des fans d’Evil Dead, et de l’éternel Ash Williams, trente-six ans après la création de la franchise, et vingt-huit ans après Evil Dead II (accessoirement, vingt-trois ans après Army of Darkness, mais on verra plus tard pourquoi c’est moins important). Alors, Sam Raimi et Bruce Campbell sont-ils toujours aussi en forme ?

Coupons court au suspense, la réponse est oui. Que les fans se rassurent donc, on est loin d’un doigt d’honneur à leur franchise favorite. C’est d’autant plus important qu’avec une dizaine d’épisodes par saison, la série va rapidement produire plus de temps de contenu que la trilogie originale. Mais d’ailleurs, pourquoi insistais-je il y a un instant sur l’importance moindre d’Army of Darkness ? Et bien parce que le troisième film a fait l’objet de nombreux problèmes de droits, qui obligent Sam Raimi lui-même à ne pas trop en parler dans sa nouvelle série. Ainsi, Ash fait référence aux événements des deux premiers volets dans ce pilote, mais c’est un peu comme si le troisième n’avait pas eu lieu. L’équipe de production insiste cependant sur le fait que, dans sa tête, Ash a tout de même vécu ces événements.

Mais loin de renier son troisième épisode, Ash est de retour globalement comme on l’attendait, peut-être, j’imagine, un peu trop pour les futurs détracteurs. L’ambiance de cet épisode se place quelque part entre Evil Dead II et Army of Darkness, avec un Ash vieillissant mais toujours aussi inconvenant, dragueur, branleur, à la limite du redneck, mais qui va savoir littéralement trancher dans le vif du sujet (ou des Deadites) quand ce sera nécessaire.

Travaillant toujours en tant que magasinier (mais plus chez S-Mart pour une question de droits), Ash drague dans les bars en tentant d’échapper depuis près de trois décennies aux démons qui lui ont coûté quelques amis, une vie normale, et sa main. Mais ça ne l’empêche pas d’en jouer et de déconner, peut-être un peu trop, avec le Necronomicon. De quoi rappeler les démons à son âme perdue, et ressortir le fameux Boomstick pour quelques moments d’anthologie, et la tronçonneuse pour finir le boulot.

Ash est de retour, c’est groovy, et ça annonce quelque chose de plus large en mettant en place doucement de nouveaux personnages, pour une intrigue obligée de s’étendre sur huit à neuf heures de diffusion. On nous introduit donc Pablo (Ray Santiago) et Kelly (Dana Delorenzo), collègues d'Ash embarqués dans ses aventures pour un potentiel comique et gore qui s’ouvre à nous dès ce premier épisode, tandis qu’Amanda Fisher (Jill Marie Jones), de la police d’état, fait au loin la connaissance du monde des ténèbres suite aux imprudences du héros. Ce qui est pour le moment le point faible de l'histoire devrait être plus développé ultérieurement. Probablement via une figure de marque dans l’univers des fans de séries geek, Lucy Lawless (Xena, X-Files, Battlestar Galactica) qui s’impose en une scène comme un personnage mystérieux qui fera sûrement le lien entre les deux groupes / intrigues.

Pour ce qui est de l’ambiance, Sam Raimi oscille dans ce pilote entre l’horreur classique et gore qu’il a su imposer dans les deux premiers volets, via les apparitions plus ou moins subreptices des Deadites, et le côté décalé de certaines scènes (celle des toilettes au début, celle de la poupée) et particulièrement dans le dégommage des monstres. On est heureux de retrouver des shots typiques du réalisateurs, comme la progression en POV des démons à travers la forêt ou les petites bourgades reculées des USA, et du sang qui gicle dans tous les sens, comme le permet Starz depuis sa création (la censure n’est pas vraiment monnaie courante sur la chaîne). Petit bémol cependant sur deux trois plans CGI pas forcément réussis, mais qui ne dénoteny pas forcément avec le côté kitsch repris d’Army of Darkness.

Reste à voir maintenant si la suite de la série, qui n’aura pas Sam Raimi à la réalisation, vaudra le coup. Mais ce premier épisode sent bon le délire d’une bande de potes (Campbell et Raimi, dont le frère fait aussi partie de l’équipe de la série, sont de très bons amis) qui se retrouvent après des années pour boire des bières et se rappeler les errances de la jeunesse.

À une époque où l’exploitation de franchises est reine, Starz fait une bonne pioche en misant sur un univers que de nombreux fans souhaitaient revoir, et qui n’a jamais vraiment été mort, remis au goût du jour par une équipe qui s’amuse toujours autant, et qui a une carte blanche créative et visuelle. Groovy!


Publicité

Podcast 72
Le 15 Mar
7

Wookie Leaks #30 : Star Wars Rebels

Chose promise, chose due ! En moins de quinze jours, deux épisodes de Wookie Leaks, notre podcast spécialement dédié à Star Wars ! Et après un opus...


Articles liés

auteurs & mots-clés
Evil Dead Sam Raimi Ash Ash VS. Evil Dead Starz
3 commentaires Vous devez être connecté pour participer
connexion
Valider
inscription rapide C'est parti !
inscription standard C'est parti !
Publicité