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L'Autre Herbier, la critique

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ReviewLe 11 Dec
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6 /10
On a aimé
• Le livre en tant qu'objet
• Les dessins
• Le bestiaire
• Un joli conte
On a moins aimé
• Un début poussif
• L'absence d'enjeu clair
• L'usage des ellipses temporelles

À l’approche des fêtes de Noël, les éditions des moutons électriques proposent un très bel ouvrage avec L’Autre Herbier d’Amandine et Nicolas Labarre.

Parfois, on oublie qu’un livre n’est pas qu’une succession de mots couchés sur une page que l’on pourrait remplacer par un vulgaire fichier numérique. Parfois, un livre peut aussi être un bel objet. La confection de L’Autre Herbier nous le rappelle avec son grand format et sa couverture cartonnée et son dos toilé. Cette première impression esthétique se trouve magnifiée lorsqu’on commence à le feuilleter, le texte est écrit en sépia rehaussée par de magnifiques illustrations.

Si l’on tombe sous le charme de l’objet, il nous reste tout de même à rencontrer l’histoire.

Valentine vient habiter une nouvelle maison au milieu de la campagne. Tandis que ses parents sont occupés à la réfection du bâtiment, la fillette s’ennuie. Harassé par les travaux entrepris, son père et sa mère agissent comme des automates qui s’animent qu’en présence de leur enfant. Au fil de son désœuvrement, Valentine trouve dans une remise une carte étrange qui semble représenter la maison dans un décor différent et surtout un herbier composé de plantes inconnues. Cette découverte jouera le rôle du lapin blanc d’Alice au Pays des Merveilles. En cherchant ce que cache la carte, elle se retrouvera plongée dans un monde merveilleux où elle rencontrera toute une faune d’êtres extraordinaires.

L’histoire propose un voyage dans un monde secondaire qui malheureusement prend du temps à démarrer à cause de longueurs. Même si le personnage de la petite fille est très bien construit, l’absence d’enjeu clair accroit ce sentiment d’ennui. Ce désagrément s’en trouve accentué par le choix d’une narration lente qui sert à illustrer l’errance de la fillette. La lecture se trouve aussi hachée par l’usage des ellipses temporelles dont les liens logiques apparaissent parfois qu’après quelques lignes.

En dépit de ces défauts, l’histoire se révèle plutôt agréable. Le récit prend en intérêt lorsque la petite fille se retrouve pleinement plongée dans le merveilleux.

Nicolas Labarre ne propose pas un conte sirupeux, il offre à son héroïne un voyage initiatique où elle apprendra à s’affirmer et à lutter peu à peu contre les évènements qui s’abattent sur elle. Il propose aussi un bestiaire qui flirte avec l’influence d’Hayo Myazaki. Le géant que rencontrera Valentine n’est pas sans rappeler le dieu-cerf de Princesse Mononoke.

Les illustrations d’Amandine Labarre tout en rondeur et très fouillées donnent un cadre à l’imaginaire à l’œuvre dans cette histoire. Elle accompagne autant qu’elle magnifie le texte de son frèreNicolas et donne tout le cachet au livre.

Si l’histoire racontée peut s’adresser à tous les âges de lecteurs, l’usage des ellipses et la lenteur de l’intrigue pourraient déranger les plus jeunes d’entre eux.

L’autre Herbier conte les pérégrinations d’une fillette dans un monde merveilleux où elle croisera des chimères et autres créatures influencées par les œuvres de Myazaki. Si le texte n’est pas exempt de défaut, il propose une jolie histoire magnifiée par les dessins d’Amandine Labarre et par le soin que l’éditeur a apporté au livre.

(Amandine et Nicolas Labarre, L'Autre Herbier, Les Moutons Électriques, Novembre 2015, 112 pages, 19 €)  

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