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Trepalium, la critique des trois premiers épisodes

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ReviewLe 14 Fev
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3 /10
On a aimé
• Le sujet original en France
• L'aspect rétro
On a moins aimé
• La construction de l'histoire

Dire que le genre de l’imaginaire est sous-représenté dans la production télévisuelle française serait un doux euphémisme. Il suffit d’en faire la liste pour le constater : Kaamelott ; les revenants ; Joséphine, ange gardien... Alors, l’arrivée de Trepalium sur Arte devient forcément un micro-évènement pour qui aime la science-fiction.

Après une campagne promo' plutôt fantomatique, la chaîne franco-allemande a diffusé jeudi soir dernier les trois premiers épisodes. de sa série, une dystopie qui traite du rapport de l’homme envers l’emploi. Quatre-vingts pour cent de la société se trouve sans travail, les vingt pour cent qui jouissent d’une activité vivent dans une cité ceinte par de hauts murs. À la suite de la libération du ministre du Travail qui était détenu par des terroristes, le gouvernement accepte de créer dix mille emplois solidaires pour les zonards.

 

Si le pitch est engageant, Trepalium se révèle bien en deçà des attentes qu’on pourrait lui porter. Le premier épisode pose l’univers, les personnages et commence à présenter les enjeux.. Dès le départ, on ressent les limites de la série. Celle-ci se contente de plaquer des situations les unes derrière les autres sans qu’on sente l’aspect organique de l’histoire. Les idées se succèdent ainsi, parfois elles sont bonnes, parfois elles tombent à plat. L’univers est symptomatique de cette alternance entre le bon et le moins bon avec le choix du rétrofuturisme.
L’aspect rétro est très réussi, les costumes, les voitures, le décor, tous ces éléments concordent à créer une atmosphère singulière, hors du temps et donnent un certain cachet à la série. L’aspect futuriste, quant à lui, se réduit à quelques objets, le plus surprenant est la boîte sur laquelle il faut taper trois fois pour qu’elles se déverrouillent... Si l’exotisme de cette vision de l’avenir peut paraître atone, ce mode d’ouverture n’a pour but que de servir un propos. Il permet de pointer du doigt le fait que la zonarde qui se fait passer pour une active est incapable d’ouvrir un objet usuel. (La boîte en plastique comme facteur discriminant.) Ce détail se révèle symptomatique des défauts de la série. L’idée à faire passer prévaut sur la consistance de l’univers quitte à prendre des forceps pour les imposer. Les personnages ne respirent pas, ils ne sont là que pour illustrer une idée. Les acteurs sont obligés de se départir avec cette logique et le résultat s’en fait sentir dans leur jeu qui se montre très inégal. Il est difficile, alors, pour le spectateur d’adhérer à l’histoire, car la suspension d’incrédulité est compliquée à obtenir.

Bien sûr, on pourra toujours arguer qu’au regard de la qualité générale de la télévision française, Trepalium surnage sans peine, mais ce n’est pas une raison pour lui donner un blanc-seing les yeux fermés. Le constat est malheureusement sans appel. Cette série possédait pourtant de véritables ambitions qui n’ont pas su être pleinement concrétisées à l’écran.


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