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Techno faerie, la critique

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ReviewLe 18 Fev
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7 /10
On a aimé
• La diversité des formes de texte et des genres.
• L'univers
On a moins aimé
• Un peu lent à démarrer. (La seconde nouvelle souffre d'ailleurs de quelques longueurs.)

Les éditions des Moutons Électriques nous proposent une fois de plus un livre magnifique pour mettre en valeur le monde imaginé par Sara Doke qui se décompose en deux parties, le recueil de nouvelles et une encyclopédie des faes, dans des fiches détaillées et illustrées.

À travers une série d’histoires courtes qui mise bout à bout bâtissent un univers cohérent, Sara Doke narre la rencontre entre le petit peuple et les hommes, dans une fantasy où se mêle dystopie, utopie, science-fiction, space opera... La richesse ne s’arrête pas aux thèmes abordés, on le trouve aussi dans la forme prise par chacun des récits, le monologue, la lettre, les extraits d’article de journaux ou de journal intime. Le livre est à l’image des faes facétieuses qui habitent le récit, toujours imprévisible et fourmillant de vie.

 

Sara Doke raconte comment les faes qui ont vécu éloignées de l’humanité vont peu à peu briser la distance qui les sépare en s’appropriant leurs technologies. Un personnage favorisera le rapprochement entre les espèces, Arthur Passeur que l’on croisera dans plusieurs histoires. Recueilli tout d’abord par une fée qui cherche à lui venir en aide, il deviendra par la suite un des membres éminents de la relation avec le peuple faerique.

Loin d’offrir un univers béat, Sara Doke glisse dans chacune de ces récits des thèmes forts. Une véritable cassure se produit au moment où les faes révéleront leur existence afin de soigner la planète de la catastrophe écologique. Auparavant, le monde des hommes qui se dessinait en creux au cours des histoires tenait de la dystopie, une société de la surveillance, réactionnaire qui pose des puces aux enfants. L’auteure n’oppose pas un monde imparfait, celui des hommes, à un monde idéal, celui du petit peuple, car les faes souffrent des mêmes maux et des mêmes tensions réactionnaires. L’émergence de cette utopie nait de la rencontre entre les deux peuples, n’est pas une utopie béate, mais un renouveau, un espoir qui s’émaillent à la réalité et aux réticences communes. Le rapprochement qui se nouera sera tout autant culturel que technologique.

 

Il y a un mouvement idéaliste qui pulse à l’intérieur de ce livre sans jamais se départir des obstacles de la réalité. Chacune des nouvelles prend des chemins de traverse où l’auteur reconstruit au fil de sa lecture un univers cohérent. Si l’une des nouvelles souffre de quelques longueurs, la plume de Sara Doke est un véritable enchantement et offre une lecture très agréable.

(Sara Doke, Techno faerie, Éditions des Moutons Électriques, janvier 2016, 370 pages, 21 €)

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