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11.22.63, la critique du cinquième épisode

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ReviewLe 18 Mar
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8 /10
On a aimé
• la réalisation
• La prestation de T.R. Knight
On a moins aimé
• La conclusion

Passé le mitan de l’adaptation du livre de Stephen King, 11.22.63, la série a su tenir en haleine le spectateur grâce à une écriture subtile qui a rendu chaque épisode différent des autres.

Nous avions laissé Sadie dégoûtée par ce qu’elle venait de découvrir dans l’appartement de Jake : l’enregistrement d’ébats amoureux en russe. Elle retrouvait chez son nouvel amant la perversité qu’elle avait fuie avec son ex-mari. L’ouverture de l’épisode fait le lien direct avec le précédent. Nous voyons Jake courir après Sadie afin de se justifier. Au lieu de déballer la raison de la présence de cette bande, il s’enfonce une fois de plus dans le mensonge. Cet événement aura des conséquences sur sa vie : il perd tout ce qui faisait de lui Jake Amberson, son travail, sa position sociale, ses amis. Cette perte est pour lui un moyen de renouer pleinement avec sa mission : Lee Harvey Oswald doit tenter d’assassiner le général Edwin Walker. S’ils arrivent à découvrir qu’Oswald est à l’origine du coup de feu, alors cela voudra dire qu’il est lié à la mort de John F. Kennedy. Mais le Passé, comme une entité régulatrice, oblige Jake à se détourner, une fois de plus, de sa mission première pour sauver Sadie.

Si chaque épisode possédait un ton propre, aucun n’avait touché autant à ce qui fait le sel des œuvres du maître de l’épouvante, une tension qui n’est pas sans rappeler Misery ou Shinning qui flirte avec la folie et l’horreur. James Franco, acteur, mais aussi réalisateur du jour, filme l’une des scènes les plus violentes vues dans le show.

Comme depuis le début de la série, la mise en image reste toujours élégante et sert à mettre les acteurs en valeur. T.R. Knight, que l’on avait pu remarquer auparavant dans Grey’s Anatomy nous offre la performance du jour. Il incarne un Johnny Clayton, l’ex-mari de Sadie Dunhill effrayant et charismatique, dont la prestation n’est pas sans rappeler celle de Kathy Bates pour Annie Wilkes dans Misery de Rob Reiner, qui lui avait valu un oscar.

Si la fin est surprenante pour qui n’a pas lu le livre, elle n’est pas exemptes de défaut, loin de là. Sadie accepte de manière trop hâtive les aveux que Jake lui fait, comme si la seule vérité était un fait non questionnable, d’autant plus lorsqu’il est aussi invraisemblable. Pour qu’un spectateur se soumette à une histoire, il faut qu’elle reste dans le champ du plausible. Or la série, bien évidemment, se confronte aux limites de son format : il est plus facile de faire accepter un certain nombre de choses à l’écrit que sur l’écran. Pour autant, cette conclusion ne vient nuire en aucun cas à l’épisode.

Avec cet épisode, le plus "Kingien" depuis le début, la série montre une fois de plus que sa qualité perdure au fil du temps : acteurs, réalisateurs et scénaristes font preuve d’un grand talent afin de proposer l’une des meilleures adaptations de l’œuvre du maître de l'horreur.


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