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11.22.63, la critique du septième épisode

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ReviewLe 04 Avr
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5 /10
On a aimé
• Deux ou trois scènes qui viennent briser la monotonie de l'épisode
• La prestation des seconds rôles
On a moins aimé
• Une impression de déjà vu
• L'artifice du compte à rebours pour maintenir l'intérêt
• L'épisode ne sert qu'un seul but : préparer le grand final

La production de J.J. Abrams a su montrer une qualité constante, jusque là. Sans être très originale, la série a avant tout cherché à retranscrire l’univers imaginé par Stephen King. L’histoire restait suffisamment captivante pour passer outre les défauts qui ourlaient le show.  Mais avec cet avant-dernier épisode qui reprend au moment où le personnage de James Franco est au plus bas, il va être difficile de conserver cette clémence.

La scénariste responsable de l’adaptation explique sur un post de blog que l’enjeu de l’épisode était de répondre à deux questions : comment Oswald en est arrivé là ? Et qui est l’homme mystérieux que Jake a croisé plusieurs fois ?

À la vision de cet épisode, on comprend surtout que la narration cherche avant tout à atteindre un seul but : le moment avant l’assassinat du président américain. La réponse aux questions soulevée par la scénariste se révèlent en réalité comme des éléments assez faibles. On constate d’ailleurs que la tension se retrouve totalement anémiée au point que pour la maintenir, le réalisateur utilise un compte à rebours pour signifier que le temps défile inexorablement en faisant succéder des scènes d’ellipses temporelles.

Lee Harvey Oswald porte l’épisode. Il cherche à trouver des réponses à sa paranoïa, mais aussi à renouer avec sa femme. Le scénario s’attarde à montrer tous les moments où le moindre acte aurait pu changer la trajectoire du personnage. Et si l’agent du FBI avait répondu à sa lettre ? Et si Marina, sa femme, l’avait retenu ? Toutes ses alternatives apparaissent en creux du récit.

Mais le cœur de l’histoire reste le parcours de Jake. Depuis qu’il s’est retrouvé amputé de ses souvenirs, Sadie s’est appropriée sa mission d’empêcher le meurtre de John F. Kennedy. Elle le pousse à revenir sur les lieux de son passé récent afin qu’il dénoue les fils embrouillés de sa mémoire. En clair, une bonne partie de leur intrigue n’est rien d’autre qu’une vulgaire redite des évènements ce qui n’apporte presque rien au récit, à un rebondissement près.

Quant à savoir qui est l’homme mystérieux, la confrontation a enfin lieu, mais elle se révèle assez décevante. Si l’acteur qui le joue offre une prestation poignante, sa présence a autant d’utilité que les hallucinations de Bruce Wayne dans le film de Zack Snyder, Batman v Superman, c’est-à-dire quasi nulle.

Comme l’esprit du personnage principal, l’intrigue patine : l’intérêt est maintenu par l’artifice du compte à rebours. Une fois de plus, la série souffre de l’académisme de son scénario. Les seuls moments capables de susciter l’attention tiennent en tout et pour tout sur deux scènes, le reste n’est qu’habillage et vacuité. En attendant un final qui on l'espère relèvera le niveau !


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