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Homunculus, la critique

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ReviewLe 20 Avr
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6 /10
On a aimé
• Le foisonnement de l'histoire
On a moins aimé
• Le catalogue de personnages que l'on a du mal à singulariser

À l’origine du Steampunk, il y avait trois hommes : K.W. Jeter, Tim Powers et James P. Blaylock, qui ont chacun façonné les codes de ce genre rétro-futuriste qui s’exporteront bien au-delà de la littérature. Parmi ses œuvres séminales se trouve Homunculus de James P. Blaylock, honoré par le prix Philip K. Dick, que les éditions Bragelonne publient dans un livre de toute beauté à l’occasion de leur événement éditorial, le mois du cuivre.

En 1875, le ciel de Londres est sillonné par un étrange objet volant, où serait caché l’homunculus, une mystérieuse créature capable de vaincre la mort, objet de la convoitise de Langdon St Ives, explorateur et inventeur, du fabricant de jouet William Keeble, de Theophilus Godall, du capitaine Powers, de Jack Owlesby et de Bill Kraken, tous membres d’un même club très fermé. Ils verront se dresser sur leur route un savant fou du nom de Dr Ignacio Narnando, mais aussi Kelso Drake, un millionnaire sans scrupule ou encore un gourou d’une secte qui prêche la fin du monde.

James P. Blaylock écrit une histoire bouillonnante où se mêlent zombies, vaisseau extraterrestre, bossus, capitaine au long court, savant fou, secte, sous-fifre, aéronef en perdition, etc. L’auteur est comme le Docteur Frankestein, il coud des morceaux épars d’idées issues aussi bien du cerveau de Robert Louis Stevenson, d’Edgar Rice Burroughs, de H.G. Wells ou de Jules Verne et il arrive à insuffler la vie à cette créature folle. Cette effervescence nous laisse face à un texte teinté d’humour où l’attention n’est jamais prise à défaut, on éprouve pourtant à la lecture un sentiment de perdition. Car si les thèmes pullulent, il en est de même avec les personnages, au point qu’il s’avère difficile de bien les identifier.

Le livre Homunculus est une montagne russe à l'intrigue intense où l’histoire prévaut sur les personnages. Tous les codes du Steampunk se retrouvent entre ses pages, et même plus encore, dans une folie joyeuse qui flirte avec l’absurde. Mais ce foisonnement se fait au détriment de l’accessibilité du récit où il y règne une certaine confusion.

(James P. Blaylock, Homunculus, Traduit par Jean-Pierre Pugi, Éditions Bragelonne, février 2016, 288 pages, 25 €)

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