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Eos, la critique

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ReviewLe 12 Mai
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4 /10
On a aimé
• L'univers plutôt intéressant
• Des personnages attachants
On a moins aimé
• Le style de l'auteur
• Les longueurs
• Un premier chapitre nébuleux

Après avoir lancé un nouvel auteur comme Fabien Cerruti, avec Le Bâtard de Kosigan couronné par le prix Imaginales des Lycéens 2015 et le prix de la révélation des Futuriales 2015, les éditions Mnémos continuent dans sa volonté de dénicher des talents avec le livre Eos de G.D. Arthur, annoncé comme leur coup de cœur 2016.

Le personnage principal, Eos est un jeune garçon qui vit dans une communauté qui a décidé de prendre un nouveau départ en s’installant à l’écart de la société afin de retrouver l’essence du vivre ensemble. Malheureusement deux évènements mettront à mal cette utopie collective, la présence d’ouraorcs, des monstres qui attaqueront ce village fraîchement construit et les tourments politiques d’une république viciée où seule compte la prochaine élection où tous les coups sont permis pour s’assurer la victoire quitte à sacrifier de « braves gens » dans leur soif de pouvoir.

Pour lutter contre ces deux fléaux, le héros à l’humeur de poète va se muer en véritable guerrier pour défendre les siens.

Au lieu d’utiliser une fantasy qui repose sur un modèle médiéval, l’auteur a eu la bonne idée de bâtir son univers sur la structure politique de notre monde moderne.

La première partie sous ses faux airs de roman pastoral permet aux lecteurs de découvrir les affres de l’installation de cette communauté et de mieux cerner la constellation de personnages qui l’animent. Le livre nous dépeint aussi une jolie relation amoureuse qui se noue entre Eos, son cousin Lucran et la belle Liara.

Malheureusement, en raison de l’absence d’enjeux clairs, le début est alourdi par des longueurs. À l’image de son héros, l’histoire se révèle enfin à elle-même au moment où le village est attaqué. Le récit prend alors une tout autre ampleur qui contraste avec ce démarrage poussif. Les évènements et les rebondissements s’enchainent et éclairent l’intrigue qui était jusque là cryptique.

À l’instar d’un Alain Damasio, le style de G.D. Arthur est très riche. Cependant, il ne bénéficie pas encore de la même aisance que l’écrivain de La Zone du Dehors. Il nous livre tout un catalogue de figures de style qui au lieu de porter la narration pour enlever son lecteur s’embourbe dans sa propre musique. Cette volonté de faire des mots pour des mots empiète sur la caractérisation des personnages et finit par nuire à la clarté de l’histoire.

Quant à savoir si ce livre s’approche de la noirceur d’un Glenn Cook et surtout de la finesse et de l’humour d’un Terry Pratchett comme le clame le quatrième de couverture : cette comparaison me laisse circonspect. Si la noirceur irrigue bien le roman, j’avoue que son humour m’a totalement échappé.

En dépit des écueils de longueurs et de style à côté desquels il est difficile de passer, le roman de G.D. Arthur offre tout de même des personnages attachants et un univers intelligemment construit.

(G.D. Arthur, Eos, éditions Mnémos, avril 2016, 320 pages, 20 €)

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