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Édito #79 : Doom, un retour coup de poing

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evenementsLe 16 Mai
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C'est près de deux ans après l'officialisation du développement d'un quatrième volet de la saga Doom que nous pouvons enfin poser nos mains sur la bête. Près de 11 ans après la sortie de Doom 3 : Ressurrection Of Evil qui plongeait littéralement le joueur en enfer, iD Software est de retour avec le reboot de la série, sobrement intitulé DOOM.

Après avoir collaboré avec Activision, iD Software a fait confiance à Bethesda pour éditer ce reboot de la saga. Si on aurait pu craindre la petite baisse de régime de l'éditeur à cause des deux déceptions consécutives qu'ont été The Elder Scrolls Online et Fallout 4, il faut se rappeler que leur dernière collaboration avait engendré la très bonne surprise Wolfenstein : The New Order


 
L'éditeur américain avait eu le droit à un tour de chauffe sur la licence en 2012 avec la sortie du portage HD de Doom 3 qui remplissait son rôle sans trop en faire.
Pour ce reboot de la série, Bethesda a vu les choses en grand. Maîtrisant de main de maître la communication de son titre, l'éditeur a longtemps fait monter la sauce, mettant sur un même pied d'égalité journalistes et joueurs afin de conserver le plus de secrets ainsi que la découverte du jeu lors de sa sortie officielle, si bien que toute la presse voyait en lui un vilain petit canard désireux de cacher ses pires défauts.
 
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'esprit de la série est, d'emblée, toujours bien présent. Toujours développé par iD Software mais sans John Carmack (parti du côté de Facebook et de la réalité virtuelle), DOOM rappellera aux plus nostalgiques d'entre vous quelques bons souvenirs, tout en offrant une porte d'entrée accessible aux non-initiés. 
En effet, le titre se veut facile à prendre en main et on comprend rapidement les mécaniques de gameplay qui nous permettront de progresser dans ce monde démoniaque. 
 

 
Pour rappel, on y incarne un soldat qui se réveille sur Mars alors que la planète rouge est envahie de démons sortis tout droit de l'enfer. C'est donc dans ce joyeux bordel que nous progressons, non sans mal, face à des hordes répétées d'adversaires qui goûteront inexorablement au plomb et au gant armuré de notre héros mutique.
 
Le problème, c'est qu'à force de die and retry, de temps de chargement longuets (surtout sur Xbox One) et d'une mise en scène beaucoup trop en retrait, on en oublierait presque le scénario. Si les quêtes principales ou secondaires sont, elles, très identifiables, on passe rapidement à côté de l'histoire si on n'apporte pas une attention toute particulière aux dialogues et autres entrées codex. 
 
Heureusement, le plaisir de jeu est là. Entre moments de bravoure et autres finitions dantesques, iD Software propose ici quelques choses de différent dans le monde du FPS moderne et semble être l'évolution logique du gameplay de la licence. À mi-chemin entre Halo et Quake, DOOM empruntant au Spartan son maniement des armes qu'il booste ici à la testostérone de l'autre grande licence de son studio, le titre souffre tout de même de mécaniques de jeu trop intrusives dont on reste malheureusement dépendant pour progresser sans s'arracher les yeux. 
 

 
En effet, si on salue avec plaisir le retour d'un FPS où les trousses de soin et les munitions sont des biens précieux, on regrette la place trop importante donnée aux exécutions, entraînant de fait une répétition de schéma de combat imposé par les vagues de démons et le changement d'armes trop lourd - uniquement sur console. 
 
Le jeu devient alors répétitif et impose son rythme au joueur plutôt que l'inverse ; dommage quand on voit le soin apporté au gunfight qui profite d'un choix conséquent d'arme ainsi que d'un impact sonore assez impressionnant. 
 
Pour peu que vous trouviez le rythme, l'expérience de jeu en devient singulière, jouissive et généreuse malgré sa répétition. L'exploration devient alors une belle bouffée d'oxygène et on aura de cesse de fouiller l'intégralité des (très grands) niveaux afin de débloquer les différents bonus d'armes/armure.
 
Pour vous y accompagner, les musiques de DOOM donnent toujours dans un metal industriel violent et en parfaite adéquation son l'univers rock'n roll. On notera tout de même la présence de grosses guitares 7/8 cordes qui offre un petit rafraîchissement bien venu.
 

 
Reste alors le mode multijoueur teasé par Bethesda et son éditeur de map qui devrait permettre à la communauté de l'alimenter. Le gameplay du mode multijoueur souffre malheureusement de quelques défauts majeurs. Là où Doom 3 et Quake offrait des multijoueurs dans la plus pure tradition du mode arène, DOOM tente de se glisser entre ce dernier et un FPS plus moderne, non sans mal. En effet, le time to kill étant trop élevé dans un affrontement, on se retrouve rapidement à tourner autour de nos adversaires et à s'armer d'un fusil à pompe, seule arme réellement efficace dans ce type de configuration. 
 
Les différentes maps ne parviennent pas toujours à contrer ce défaut - en offrant des espaces ouverts - et souffrent d'un level design trop uniforme, jusqu'à l'intérieur d'une même carte, de sorte qu'on s'y perd facilement, même après plusieurs parties. 
 
D'autant que les indispensables que sont la minimap ou le repérage des coéquipiers sont relégués au rang de bonus, alourdissant considérablement l'expérience de jeu. 
Si l'ensemble des armes/gadgets se déverrouillent en une soirée, il vous faudra un peu plus de patience pour pouvoir débloquer l'intégralité des bonus de personnalisation. En effet, la création d'avatar vous offre la possibilité de customiser votre personnage en l'affublant de vos plus belles pièces d'armures distribuées de façon aléatoire à chaque niveau inédit. 
 
On attend donc avec impatience de découvrir les premières créations phares de la communauté afin de redonner de l'intérêt à un multijoueur dont les limites se font déjà ressentir.  
 

  
DOOM reste une leçon pour beaucoup de studios. En offrant une réelle proposition dans son gameplay, le titre de Bethesda nous livre un mode solo conséquent sur lequel on revient avec plaisir. Reste alors à voir l'évolution que connaîtra le multijoueur qui semble aujourd'hui sur le fil du rasoir, proche d'un fossé où la carcasse de Titanfall fume encore. 

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