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Game of Thrones saison 6, la critique

27
ReviewLe 28 Jui
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8 /10
On a aimé
• Un rythme plus télévisuel
• Le retour de la mise en scène
• Des passages épiques
On a moins aimé
• Des arcs narratifs bâtards
• Des imprécisions géographiques
• Quelques dialogues toujours en dessous

C'est à l'issue d'un season finale épique, qui est également l'épisode le plus long de l'historie de la série, que la sixième saison de Game of Thrones s'est achevée dimanche dernier (devant 8.9 millions de spectateurs), en nous laissant certes sur les dents, mais avec un grand sourire au travers du visage, chose qui n'était pas arrivée depuis une ou deux années au moins. Et il convenait de vous en toucher quelques mots, qui attention, pourraient contenir des spoilers pour ceux qui n'auraient pas terminé la saison.

Changement de rythme

Voilà quelques saisons déjà que Game of Thrones commençait à perdre son souffle, comme rattrapé par le phénomène que la série était devenu. L'année dernière, tout particulièrement, la série avait cédé aux sirènes du sensationnalisme, devenant ainsi l'ombre d'elle-même, dans une succession de cliffhangers volontairement violents, qui maltraitaient les personnages et les écrits de George R.R. Martin. Mais on le savait, cette sixième vague d'épisodes serait décisive pour l'avenir du show. En dépassant définitivement les romans qui lui servent de support, la série de HBO pouvait aussi bien sombrer dans l'approche susnommée que repenser sa formule. Et sentant l'étau se refermer, les créateurs du show, David Benioff et D.B.Weiss ont opté pour la deuxième solution.

Et assurément, on sous-estime les bienfaits de cette dernière. Il faut dire qu'elle n'est pas aussi visible et explicite que le meurtre ou le viol gratuit d'un personnage ou les deus ex machina multiples de la saison précédente. Et pourtant, elle est partout, dès les premiers épisodes de cette sixième saison. S'ils étaient un peu lents, c'est d'ailleurs parce qu'ils devaient réparer les arcs narratifs amorcés dans la saison précédente : on pense notamment à la vraie-fausse mort de Jon Snow, qui a donné du fil à retorde aux scénaristes,  mais aussi au parcours de Sansa, qui, pris avec un peu de recul, n'a plus aucune cohérence. Quelques heurts qui étaient inévitables, et qui n'éclipsent pas les qualités de cette sixième saison, qui a repensé son rythme - plus proche des canons télévisuels - et s'est recentrée sur les plus "grands" personnages de notre histoire, quitte à ce que les protagonistes secondaires soient moins développés, ou que leur apparition paraisse plus incongrue. Ici, les noms de Varys ou Arya nous viennent à l'esprit, mais encore une fois, rien de bien méchant, tant la nouvelle formule narrative réussit à la série.

Retour de la mise en scène

Si elle s'appuie sur son intrigue renforcée par un tempo plus adapté à la télévision et des personnages moins nombreux, cette sixième saison n'oublie pas non plus de parfaire son apparence, comme si de ce côté aussi, la production avait entendu les critiques des fans et des journalistes, parfois déçus (et à juste titre) par la réalisation offerte à la série la plus chère - et peut-être la plus populaire - du monde. A ce titre, la mise en scène revient au centre de la série, qui reprend sa place de super-production télévisuelle, elle qui atteindra à plusieurs reprises le niveau du septième art dans cette sixième saison. Nombre d'épisodes ont ainsi été portés par une mise en scène soignée, des plans très inspirés (cette discussion sur les remparts de Winterfell dimanche dernier, mes aïeux) et quelques effets visuels très réussis, qui renforcent l'aspect "unique" de Game of Thrones.

Visionner cette sixième saison, c'est de nouveau visionner quelque chose d'incomparable, du côté du petit écran : décors, mise en scène et effets spéciaux étaient dignes des grandes productions hollywoodiennes dans ces nouveaux épisodes, qui ont parfois fait mieux qu'au cinéma. On pense forcément à Battle of the Bastards, de Miguel Sapochnik, un opus fort de 25 jours de tournage, qui a repoussé les limites de l'immersion au sein d'une bataille "médiévale" : de l'impact des charges au chaos ambiant, tout semblait sortir du plus soigné des films de Ridley Scott. Autre exemple, le dernier épisode en date, également signé Miguel Sapochnik, allait plus loin que tous ses aînés en termes de composition de plans, soulignant le souffle épique né des actions de Jon Snow, mais aussi de la bande-son de Ramin Djawadi, qui réalise enfin un nouveau thème pour le compte de la production HBO.

Conclusion

Loin d'être un problème pour cette sixième saison, le fait que la série ait dépassé les écrits de George R.R.Martin est une vraie bénédiction pour Game of Thrones, qui semble de nouveau mériter sa place sur le trône de fer des séries les plus regardées et les plus aimées du globe. Si quelques problèmes persistent, notamment du côté de l'acting et des dialogues hasardeux, l'ensemble est bien plus agréable à suivre, plus épique, et surtout plus beau. La débauche de moyens ne devrait d'ailleurs pas s'arrêter là puisque l'unique ou les deux saisons à venir devraient être moins longues mais plus intenses encore. A ce titre, on craint déjà le syndrome de l'ennemi suprême et fédérateur, qui risque bien d'annihiler les jeux de pouvoirs si addictifs de la série. Qu'à cela ne tienne, HBO nous a prouvé que la machine à billets étaient prête à tourner pour un final dantesque, qu'on retrouvera avec plaisir dès l'année prochaine. Une phrase que nous n'osions plus prononcer, à propos de Game of Thrones, depuis deux bonnes années.


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