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Les Douze Rois de Sharakhaï, la critique

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ReviewLe 01 Sep
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8 /10
On a aimé
• La qualité de l'intrigue
• Un excellent page turner
• Des personnages attachants
On a moins aimé
• Un histoire qui repose sur une trame "très" classique

Annoncée comme le coup de cœur de l’année de Stéphane Marsan, l’éditeur emblématique de Bragelonne, la sortie des Douze Rois de Sharakhaï avait de quoi intriguer. À raison : Bradley P. Beaulieu nous propulse dans un roman de fantasy teintée d’orient qui ne laisse pas indifférent.

Douze rois règnent d’une main de fer sur la cité de Sharakhaï. Çeda, l’héroïne, ne vit que pour tuer ces monarques qui sont à l’origine de la mort de sa mère. Toute sa vie est dictée par cet unique but. En attendant de mener ses desseins à bien, elle combat dans l’arène. Son destin s’accélère lorsqu’elle ose braver l’interdit de sortir pendant de la nuit sainte de Beht Zha’ir.

On comprend dès la découverte de ce pitch que l’on se trouve en terrain connu, pas de grandes originalités dans ce roman : une vengeance ; une héroïne forte ; des méchants biens identifiés. Un peu comme on accepte que les superhéros portent des collants, il se noue un accord tacite entre le lecteur et son auteur qui tient en peu de choses : j’accepte l’histoire à condition qu’elle soit bien racontée. Sur ce point, Bradley P. Beaulieu ne déçoit pas. Chaque chapitre nourrit l’intrigue et se finit sur un cliffhanger qui donne envie de continuer à lire. Le récit s’écoule avec facilité, sans que l’attention ne s’effondre. Seule la fatigue est en mesure de nous faire fermer le livre.

L’unique regret lorsqu’on arrive à la fin du roman : c’est qu’il faut attendre la suite. Cette frustration n’est pas feinte, car à partir des trois quarts du livre, on comprend que l’auteur ne bouclera pas son histoire au terme de ce volume. On se situe face à une structure de récits sériels. Bradley P. Beaulieu ouvre des pistes et profite des dernières pages pour poser les bases du tome deux. La conclusion ne se révèle alors être qu’une maigre étape dans l’aventure de Çeda.

Après avoir publié les livres de Terry Goodkind, Les Salauds Gentilshommes de Scott Lynch ou Le Nom du Vent de Patrick Rothfuss, Les Douze Rois de Sharakhaï devraient faire date dans le catalogue de Bragelonne. On y retrouve tout ce qui fait la qualité d’un excellent roman de fantasy, une véritable invitation au dépaysement dans un univers riche et merveilleux.

(Bradley P. Beaulieu, Les Douze Rois de Sharakhaï, Traduction d'Olivier Debernard, Éditions Bragelonne, Août 2016, 575 pages, 25 €)

Galerie Photo Les Douze Rois de Sharakhaï, la critique

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