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Twin Peaks : Fire Walk With Me, retour sur le film de David Lynch

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DossierLe 11 Jan
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Après l'annulation de la série en 1991, David Lynch décide d'étendre sa série via un film, Fire Walk With Me, qui reviendra sur les derniers jours de Laura Palmer et l'enquête sur le meurtre de Theresa Banks, mentionné par l'Agent Cooper dès le début de la série.

Ce retour, scénarisé par Robert Engels, se fera cependant sans Mark Frost, ainsi que quelques acteurs, et en co-production avec la France, où il est présenté au Festival de Cannes, où il fut d'ailleurs très mal reçu. En effet, les gens avaient été décontenancés de voir si peu apparaître l'Agent Cooper au profit de Laura Palmer. Mais étant donné le sujet du film, il aurait été difficile de faire différemment. 

Mais les critiques essentielles portèrent surtout sur l'ambiance très noire et malsaine du film, beaucoup plus dans l'esprit d'un film classique de David Lynch, contrastant avec la série, qui certes pouvait être noire, mais englobait aussi beaucoup de comédie et de légèreté. Le film est ainsi difficilement abordable pour qui n'aura pas suivi la série mais apporte à cette dernière de éléments d'intrigue très importants .

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Réalisateur prodige, David Fincher a débuté sa carrière chez ILM sur des films comme Star Wars VI ou Indiana Jones et le Temple Maudit. Il commence par la suite la réalisation de plusieurs projets de publicités et de clips musicaux notamment pour Michael Jackson, Madonna ou les Rolling Stones. Son univers léché est très esthétique et il est immédiatement repéré par les producteurs de la FOX pour prendre la suite de Ridley Scott et James Cameron sur la troisième aventure d’Ellen Ripley. Projet maudit, sur lequel reviennent Republ33K, Djé, Manu et Strafeur lors du podcast spécial Alien, Fincher se brouille avec la production avant le montage du film et n’obtiendra par conséquent jamais le final cut de son premier long métrage.
Il y développe pourtant déjà un esthétisme et des thématiques que l’on retrouvera dans ses prochains films : l’obsession et l’aliénation mentale. Il est également le premier réalisateur à utiliser des images de synthèses dans la saga Alien.

Comme dit précédemment, David Fincher est un esthète de la réalisation. À l’instar de Stanley Kubrick, le réalisateur est capable de tourner une même scène plus de 90 fois pour obtenir la prise parfaite. Son univers visuel est par conséquent très marqué, avec la plupart du temps une photographie froide, en accord avec les thématiques de prédilection du réalisateur. Ici, la mise en scène sert le propos de la narration afin d’exorciser les obsessions du réalisateur. C’est avec les mouvements de caméras et la composition de l’espace que Fincher renforce sa narration, le dialogue avec son spectateur et sans inserts ou de gros plans, généralement utilisés comme cache-misère par certains de ses collègues contemporains.

De Seven à Millenium en passant par le prodigieux Zodiac, David Fincher n’a eu de cesse de proposer des oeuvres personnelles, parfois dérangeantes et à la limite du nihilisme par moment. Chacun de ses nouveaux films crée la sensation et on attend de pied ferme son retour derrière la caméra pour le second volet de World War Z récemment annoncé.
Il est d’ailleurs assez étrange de le voir revenir dans la suite d’un blockbuster après son expérience ratée sur Alien 3.

 
1. | Les derniers jours de Laura Palmer

Chapitre I | Les derniers jours de Laura Palmer

Fire Walk With Me se positionne comme une préquelle à la série, bien que certains éléments viennent également se placer vers sa fin pour nous donner quelques-uns des développements ou indices supplémentaires à l'intrigue.

Si on suit l'enquête du FBI sur Teresa Banks, le film nous ramène très vite à Laura Palmer, dont la mort est l'élément déclencheur de Twin Peaks. On découvre la dernière semaine de vie de la jeune femme, loin d'être tout repos. Mais si la série nous montrait que les gens qui se faisaient pour la plupart une fausse image de Laura Palmer, le film vient nous expliquer pourquoi.

Traumatisée par les événements qu'elle vit depuis très jeune, via les visites de Bob, Laura s'est notamment plongée dans la drogue. Mais on se rend compte assez vite que sa propre personnalité s'est scindée dans un mécanisme de défense, afin de faire face à l'horreur quotidienne qu'elle subit. Et en retour de l'enfer qu'elle vit, elle inflige elle-même un enfer à ses proches via sa personnalité changeante, et sa tendance auto-destructrice, qui l'amèneront sur le chemin de sa perte.


On apprend notamment que Laura ne se rend compte que peu avant sa mort de qui est réellement Bob, elle qui ne le perçoit que comme l'entité qu'il est réellement. Cette découverte la plongera encore plus au fond du trou, et précipitera sa mort, alors qu'elle refuse les demandes du démon qui la hante.

Cette plongée dans la vie de Laura permet également de découvrir ses dernières rencontres avec des personnages comme Bobby, James ou Donna, qui donne un peu de contexte au début de la série. Tout comme on retrouve Kiefer Sutherland dans le rôle de l'Agent Sam Stanley, mentionné par l'Agent Cooper à son arrivée à Twin Peaks comme une personne à éviter au cours de l'enquête.

2. | L'extension de la mythologie

Chapitre II | L'extension de la mythologie

Au-delà de l'histoire importante de Laura Palmer, le film vient étendre la mythologie de la série de façon assez importante. On en apprend notamment plus sur les habitants de la Black Lodge, sur leur fonctionnement, et sur leurs motivations. On y découvre ainsi une hiérarchie, mais pas la raison qui les pousse à hanter régulièrement les humains.
 
Au-delà de cela, le film amène de nombreuses ouvertures, qui seront probablement explorées au moins partiellement dans la série. La notion flottante du temps, notamment, comme on l'imaginait via la fameuse phrase de Laura suggérant une réunion avec l'Agent Cooper vingt-cinq ans après leur première rencontre. Mais aussi via des phrases énigmatiques lancées à Cooper dans la Red Room, le message d'Annie venu du futur, ou encore les pérégrinations de Philip Jeffries (David Bowie).


 
Celui-ci introduit d'ailleurs une éventuelle troisième affaire, qui pourrait être explorée prochainement, éventuellement, faute de Bowie, par la réapparition de Chester Desmond (Chris Isaak). Car avant d'envoyer l'Agent Cooper sur l'affaire, Gordon Cole (David Lynch) avait fait appel à un autre agent qui finira par disparaître sur les traces de Teresa Banks.
 
D'autres éléments viennent enrichir toute cette mythologie au cœur du film, que nous ne vous gâcherons pas totalement dans ces lignes. Notons cependant que plus d'une heure trente de scènes coupées sont récemment sorties pour le public, The Missing Pieces, parmi lesquelles certaines viennent une fois de plus expliquer ou rajouter des détails au mystère qui dépasse largement la ville de Twin Peaks. De quoi nous mener à des heures et des heures d'analyse supplémentaires sur la série et son univers, que nous continuerons d'explorer cette semaine !

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Réalisateur prodige, David Fincher a débuté sa carrière chez ILM sur des films comme Star Wars VI ou Indiana Jones et le Temple Maudit. Il commence par la suite la réalisation de plusieurs projets de publicités et de clips musicaux notamment pour Michael Jackson, Madonna ou les Rolling Stones. Son univers léché est très esthétique et il est immédiatement repéré par les producteurs de la FOX pour prendre la suite de Ridley Scott et James Cameron sur la troisième aventure d’Ellen Ripley. Projet maudit, sur lequel reviennent Republ33K, Djé, Manu et Strafeur lors du podcast spécial Alien, Fincher se brouille avec la production avant le montage du film et n’obtiendra par conséquent jamais le final cut de son premier long métrage.
Il y développe pourtant déjà un esthétisme et des thématiques que l’on retrouvera dans ses prochains films : l’obsession et l’aliénation mentale. Il est également le premier réalisateur à utiliser des images de synthèses dans la saga Alien.

Comme dit précédemment, David Fincher est un esthète de la réalisation. À l’instar de Stanley Kubrick, le réalisateur est capable de tourner une même scène plus de 90 fois pour obtenir la prise parfaite. Son univers visuel est par conséquent très marqué, avec la plupart du temps une photographie froide, en accord avec les thématiques de prédilection du réalisateur. Ici, la mise en scène sert le propos de la narration afin d’exorciser les obsessions du réalisateur. C’est avec les mouvements de caméras et la composition de l’espace que Fincher renforce sa narration, le dialogue avec son spectateur et sans inserts ou de gros plans, généralement utilisés comme cache-misère par certains de ses collègues contemporains.

De Seven à Millenium en passant par le prodigieux Zodiac, David Fincher n’a eu de cesse de proposer des oeuvres personnelles, parfois dérangeantes et à la limite du nihilisme par moment. Chacun de ses nouveaux films crée la sensation et on attend de pied ferme son retour derrière la caméra pour le second volet de World War Z récemment annoncé.
Il est d’ailleurs assez étrange de le voir revenir dans la suite d’un blockbuster après son expérience ratée sur Alien 3.

 


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