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Star Trek Discovery : le récap' des 2 premiers épisodes

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ReviewLe 26 Sep
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7 /10
On a aimé
• Très agréable à l'œil
• Une richesse thématique
• Des personnages attachants
• De belles promesses
On a moins aimé
• Un rythme presque trop rapide
• Beaucoup d'exposition
• Un jeu un peu figé
• Quelques tics de réal'

Suite au succès de nos petits récaps' sur Game of Thrones, nous warpons ce format dans l'univers de Star Trek pour couvrir la diffusion de Discovery, nouvelle série de la franchise vieille d'un demi-siècle, actuellement en cours de diffusion sur CBS et Netflix. 

Voici venu un retour sur les deux premiers épisodes du show mis sur pied par Bryan Fuller (Hannibal) et désormais orchestré par Akiva Goldsman et Alex Kurtzman. Et comme toujours, attention aux spoilers si vous n'avez pas encore pris le temps de découvrir les deux opus déjà en ligne sur Netflix, même si nous n'irons pas fouiner dans les moindres détails.

Ce qu'on a pensé des épisodes

Quelle ouverture. On passe de l'espace à l'œil d'un Klingon, et immédiatement, nous revoilà dans Star Trek. Une introduction particulièrement alléchante, qui est à l'image - à peu de choses près - de ces deux premiers épisodes réalisés par David Semel et Adam Kane, plutôt très agréables à l'œil. Si on reste dans les standards de la télévision côté effets spéciaux, le budget semble en effet très bien attribué et ces deux opus de manquent pas de véritables tableaux, toutes les scènes dans l'espace étant particulièrement jolies, notamment. 
 
 
Néanmoins, on ne peut s'empêcher de remarquer des tics de réalisation typiques de la Kelvin Timeline, celle des deux films de J.J.Abrams et du métrage de Justin Lin. On remarque ainsi quelques lens flares, des caméras obliques omniprésentes et bien d'autres détails qui risquent de gêner les amoureux de la continuité. Mais ne soyons pas dupes : à chaque génération son Star Trek et Discovery distille finalement plutôt bien les itérations cinématographiques et télévisuelles de la franchise pour un résultat satisfaisant, si ce n'est inspiré, par moments. Après tout, même les cadrages obliques donnent parfois un poids à l'image, même si un film comme Life utilisait cette approche avec beaucoup plus de classe, à titre d'exemple.
 
Mais mettons ces petits détails visuels de côté pour nous intéresser aux personnages. C'est ici que le bât blesse peut-être le plus, puisque très attachants, les personnages n'en restent pas moins comprimés par le rythme assez étrange de ces deux épisodes, ou les rebondissements paraissent parfois un peu grossiers. Prenez par exemple Michael Brunham, jeune femme élevée par des Vulcains qui est présentée comme impassible le temps d'un flashback et complètement impétueuse sept ans plus tard. Certes, le temps fait son office mais trop souvent, les personnages semblent agir en dépit de leurs personnalité, dans le simple objectif de faire avancer radicalement l'intrigue. Maintenant, cette approche a déjà des effets positifs puisque en deux épisodes, Discovery nous emmène dans une direction où aucune série Star Trek n'est encore jamais allée. Avec de belles promesses et un fil rouge qui pourraient donner naissance à quelque chose de rafraîchissant.
 
Revenons sur le reste du casting, qui dans l'ensemble fait le taff et nous offre de nouvelles incarnations des relations entre officiers les plus célèbres de Star Trek. L'amitié entre Michael et le Capitaine Georgiou (Michelle Yeoh) est ainsi palpable, même si globalement, et surtout sur le premier épisode, les interprétations sont un peu rigides. J'ignore si la série a été filmée dans l'ordre chronologique mais on a parfois l'impression que le premier épisode sert aussi de test pour les acteurs, qui parfois, ne sont pas loin de réciter leurs répliques. Ajoutez à cela une exposition parfois peu subtile, et vous obtenez quelques dialogues assez artificiels.
 
 
Qu'à cela ne tienne, ces deux épisodes compensent leurs petites erreurs par une richesse thématique déjà foisonnante, qui nous promet de belles réflexions. Mention spéciale, d'ailleurs, à l'alternance assez intéressante entre le camp Fédéré et les Klingons, qui parlent dans leur langue pendant de longue minutes, nous offrant ainsi exostisme et motivations solides. Des motivations qui serviront assez rapidement à bâtir la tension, pour notre plus grand plaisir. 
 
En somme, si Star Trek Discovery a déjà quelques problèmes apparents, la série pose les bases d'une intrigue et de personnages solides, qu'on a déjà hâte de retrouver la semaine prochaine.

Les moments forts 

Comme nous le disions, il se passe énormément de choses en deux épisodes, même si on ne ressent pas toujours la pleine mesure du côté historique de cette rencontre entre la Fédération et l'Empire Klingon - surtout si on est néophyte. Qu'à cela ne tienne, les deux premiers opus de Star Trek Discovery nous ont tout de même proposé des moments assez forts.
 
 
L'un de mes préférés était l'oraison funèbre du premier guerrier Klingon à mourir sous les coups de Michael, qui nous permet d'en apprendre un peu plus sur la culture de l'espèce alien en même temps qu'elle établit un petit foreshadowing des nombreux soldats et guerriers qui trouveront la mort dans les épisodes à venir et la guerre entre la Fédération et l'Empire Klingon. 
 
Un autre est plus trivial et hollywoodien dans l'âme, puisqu'il s'agit de l'éperonage en bonne et due forme de l'U.S.S.Europa par un vaisseau de guerrer Klingon visiblement lassé par les négociations. L'idée est assez folle, en soit, et plutôt bien mise en scène. J'imagine que c'est mon côté fan de Star Wars qui parle, mais voir deux vaisseaux spatiaux se rentrer dedans est selon moi un spectacle proprement épique !

Les répliques cultes

J'insiste, mais le côté Klingon de ces deux épisodes m'a tapé dans l'œil et rien ne me plaît plus que de découvrir les us et coutumes d'une espèce dans sa langue natale. J'ai ainsi beaucoup apprécié la venue de Voq, qui réclame son droit à devenir hérault de tout l'Empire malgré sa basse extraction, dans une réplique des plus cultes : "I am wothy. Not by blood, but by faith" (j'en suis digne non pas par le sang, mais par la foi) le tout en Klingon, bien entendu, mais je ne le parle pas encore assez bien pour vous sortir la ligne de dialogue de tête ici. Cela dit, après vérification, voici ce que ça donne : "Vlqotlh, Iwmo, teHbe, a jlHarmo teH." - ça sonne bien non ?
 
 
Du côté du second épisode, j'ai retenu l'apparition de Sarek, le père de Spock, qui dans un dialogue télépathique avec Michael, se fend d'une réplique assez jolie : "Live Long and Prosper" ! Où est-ce que j'ai déjà entendu ça déjà ?
 
Voilà pour cette semaine, on vous donne rendez-vous dès mardi prochain pour un récap' du troisième épisode ! D'ici-là, n'hésitez pas à nous donner votre avis sur les débuts de Star Trek Discovery dans les commentaires ci-dessous.

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