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Star Trek Discovery : le récap' du troisième épisode

4
ReviewLe 03 Oct
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5 /10
On a aimé
• Certains dialogues
• Saru est le meilleur personnage de la série pour le moment
On a moins aimé
• Les situations
• La parodie d'Alien
• Épisode utilitariste
• Ne laisse pas la tension s'installer
• Les mystèèèères

Les deux premiers épisodes de Star Trek Discovery s’étaient révélés comme une surprise agréable même s’ils n’étaient pas exempts de défauts. Bon préambule à la série, ils laissaient à la suite la lourde tache de justifier le retour de l’héroïne parmi les membres de Starfleet. Si le contrat est rempli, les moyens utilisés pour y arriver ne s’avèrent pas des plus subtils.

Ce qu'on a pensé de l'épisode

L’épisode s’ouvre sur Michael, 6 mois après sa condamnation. Elle est conduite avec d’autres détenus sur une planète pour des travaux forcés dans les mines de dilithium. Une tension à couper au couteau règne dans l’habitacle, les prisonniers qui accompagnent l’héroïne réalisent qu’elle est la femme à l’origine de la guerre contre les Klingons. Cette découverte leur échauffe la bile passablement. Peut-être se sont-ils aussi rendu compte qu’elle est aussi la seule à porter un costume de bagnard couleur moutarde. La même couleur que la tunique du commandant Kirk dans le Star Trek originel. Cette astuce visuelle illustrera à merveille le discours du capitaine Garcia Lorca sur la différence de traitement entre les gens du commun et les autres.

Première péripétie : le transporteur traverse une nuée de particules d’organisme énergivores (une sorte de plancton de l’espace un poil hostile) qui oblige le pilote à intervenir à l’extérieur. Moment de tension intense, la pilote en question a eu son câble sectionné. On l’entrevoit, par le hublot, dériver dans l’espace, façon Gravity, laissant les pauvres prisonniers aux portes de la mort. Enfin presque. La tension n’a même pas le temps de s’installer qu’un vaisseau arrive pour les sauver. Et pas n’importe quel vaisseau, l’USS Discovery !


Cette ouverture est à l’image du reste de l’épisode : fade. Chaque scène qui suivra ensuite servira à découvrir la navette et l’équipage qui la compose. Les scénaristes utiliseront des ficelles qui sont dignes de la série Scooby Doo pour nous la présenter. Pas besoin de chercher la subtilité, toute la trame est prémâchée pour le téléspectateur. Après tout, cet épisode ne sert qu’un seul but, placer le statu quo nécessaire pour la suite de la série.

Comble de la mollesse scénaristique, une scène singera les films Alien ou le jeu vidéo Dead Space, avec un air de tel déjà-vu qu’il sera difficile de sursauter lors de l’apparition du monstre. La créature qui est à leur poursuite n’a d'ailleurs aucun charisme. C’est juste un monstre méchant qui dévore des Klingons et des humains. Quant à son origine ? Si jamais on découvre que c’est Spock qui s’est déguisé, je ne serais pas étonné.

Au terme de l’épisode, quelques questions resteront en suspens. Le spectateur n’aura que très peu d’informations sur ce qui s’est passé dans l’USS Glenn. Pas de justification sur les corps difformes ou sur les raisons de la présence de cette créature.

Pour permettre au show de s’installer, les auteurs avaient à répondre à une double injonction : la première, justifier que l’héroïne ne soit plus une prisonnière ; la deuxième, présenter l’USS Dicovery, ce qu’ils firent. Michael Burnham redevient membre deStarfleet, sur une explication qui convint à moitié.

L’épisode se clôture sur le mystérieux capitaine Garcia Lorca qui se prend pour la compagnie Weyland-Yutani d’Alien, il recueille la créature monstrueuse, pour laisser une menace en suspend pour la suite.

L’originalité est à son comble.

Le moments fort (ou presque)

Quelques scènes ont retenu mon attention. La justification de l’utilisation de spores comme carburant pour se déplacer offre de belles images, mais elle fait pâle figure face à la vacuité du passage dans le vaisseau jumeau, l’USS Glenn. Il semblerait qu’il existe une sorte de contrat tacite pour faire space opera à l’écran qui consiste à parodier Alien. Star Wars : Le Réveil de la Force l’a fait dans une scène aussi anecdotique qu’inutile, Star Trek la reproduit ici avec le même manque de talent.

Contrairement à la version avec Han Solo, il y a un peu plus de steak à l’écran, mais les deux licences reprennent toutes deux la mise en scène d’Aliens : une coursive étroite, des faisceaux lumineux, une tension mise en exergue par le fond sonore.

On peut être amusé par le clin d’œil, mais difficile de s’extasier devant cette absence d’inventivité.


La réplique culte

La meilleure réplique de l’épisode pourrait être le passage où l’héroïne récite le passage du livre d’Alice au Merveille de Lewis Carroll, mais ce ne serait pas du jeu, ce n’est pas les scénaristes qui l’on écrit.

Évoquons plutôt les paroles du capitaine Garcia Lorca qui donnera son titre à l’épisode.

« La loi universelle vaut pour le petit. Le contexte est le privilège du roi. »

Voilà comment les scénaristes trouvent l’excuse pour réintégrer Michael dans Starfleet. Le capitaine la réintègre parce qu’il considère qu’elle avait pris la bonne décision face aux Klingons. Il le justifie aussi parce qu’elle fait partie d’une élite. La loi vaut pour le commun pas pour les autres. Un mode de pensée pas très Star Trek, il faut bien l’avouer. Il rentre d’ailleurs en concurrence avec ce que professait la capitaine Georgiou, jouée par Michelle Yeoh, le mentor de l’héroïne qui est morte dans le deuxième épisode.

Cette différence idéologique pourrait se révéler comme une piste très intéressante pour la suite de la série, pour développer les personnages.

Mais nous vons passons le flambeau ! De votre côté, qu'avez-vous pensé de cet épisode ? Dites-le nous en commentaires en attendant la semaine prochaine.


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