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Les Sempiternels, la critique

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ReviewLe 22 Dec
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5 /10
On a aimé
• L'univers
• La relation entre les personnages
• L'aspect premier degré de l'aventure
On a moins aimé
• Une intrigue mal maitrisée
• Des personnages sans reliefs
• L'univers est plus un décor que quelque chose d'organique

Alors que la baronne Alexandra Milael Noble survole le désert au bord de son aéronef en quête d’une cité volante en fuite, elle se retrouve par accident dans le cimetière des Sempiternels, des êtres mécaniques doués d’une âme que l’on croyait inerte. Mais l’héroïne va être témoin de leur réveil. Accompagnée de son assistante, elle va tout faire pour empêcher ces êtres synthétiques de nuire à nouveau.

Le roman, Les Sempiternels paru aux éditions Walrus, offre un récit à la douce saveur Steampunk. Son autrice, Aude Réco, propose avec ce court roman une histoire enlevée qui malheureusement est plombée par certains défauts.

La première chose que l’on constate à la lecture c’est que l’écrivaine compose un univers Steampunk qui sonne comme une véritable invitation pour l’aventure, avec ces cités volantes, ces automates mécaniques pourvus d’âmes, ces aéronefs extraordinaires.

Dans ce terrain de jeu évolue une héroïne plutôt charismatique, une sorte de Lara Croft couleur Steampunk. Comme dans toute histoire qui veut sonner XIXe siècle, elle est accompagnée pour une servante qui s’avère bien plus qu’un simple larbin. Elle se révélera comme l’alter ego du personnage principal.

À première vue, tous les éléments paraissent réunis pour passer un bon moment de lecture. Malheureusement, l’héroïne a l’épaisseur de certains protagonistes de jeu vidéo. Elle est une sorte de Mario qui n’est là que pour remplir une fonction. Elle est badass. Elle tire sur tout ce qui l’ennuie. Dans son cas, tout ce qui l’ennuie possède la consistance d’un sbire de James Bond. Ils ne sont que des cibles pour s’interposer face à ses balles.

L’intrigue manque aussi de tenue. Certaines scènes semblent en décalage avec la tension initiée dans le récit, comme si le fil de l’histoire zigzaguait d’idée en idée. Toutes sont bonnes, en général, mais elles sont comme des pièces de puzzles qui ne s’imbriquent pas tout à fait.

Une scène cristallise à merveille les problèmes soulevés plus haut : au cours de l’aventure, elle est amenée à sacrifier tous les nourrissons d’une ville, sans que jamais on ne ressente l’horreur de cet acte. Elle l’a fait, on passe à autre chose, l’histoire avance.

Aude Réco propose un court récit qui devrait plaire aux amateurs de Steampunk si l’on fait fi du manque de cohésion de l’intrigue. C’est vraiment dommage, car l’univers des Sempiternels est excellent et fourmille de bonnes idées.

Galerie Photo Les Sempiternels, la critique

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