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Star Wars : Kylo Ren est-il un personnage romantique ?

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DossierLe 29 Dec
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Réponse : oui. C'est pourtant un aspect absent des critiques et des articles consacrés au personnage. Pourtant, Les Derniers Jedi l'a confirmé : Kylo Ren/Ben Solo s'inscrit dans la droite lignée des héros romantiques présents dans la littérature depuis le XIXème siècle. Figure ténébreuse, quasi luciférienne et attirée par la lumière, Kylo Ren est bien plus que le "méchant" de la nouvelle trilogie Star Wars.

 

Attention : ce dossier contient des spoilers sur The Last Jedi !


La phrase que j'ai le plus entendue, venant de ceux qui détestaient Kylo Ren après Le Réveil de la Force, est la suivante : "Kylo Ren n'est pas crédible en tant que méchant". Ma réponse a toujours été la même : "C'est parce qu'il n'en est pas un". J'ajoutais que c'était un personnage romantique, et qu'il suffisait de remonter jusqu'à quelques bouquins du XIXème siècle pour le comprendre. Explorer les origines littéraires de Kylo Ren peut, effectivement, donner quelques clés passionnantes pour mieux cerner le personnage. Des clés qui permettent de mieux saisir sa personnalité et son fonctionnement. Au point que son évolution dans Les Derniers Jedi n'est pas si étonnante ! Mais d'abord, abordons la question de base : un personnage romantique, c'est quoi ?

1. | Le descendant d'une grande lignée littéraire

Chapitre I | Le descendant d'une grande lignée littéraire

La naissance d'un nouveau héros au XIXème siècle

Pour commencer, un petit mot sur ce qu'est le romantisme, avant d'évoquer ses héros. Ce mouvement artistique est apparu à la toute fin du XVIIIème siècle en Allemagne et en Angleterre, avant d'atteindre rapidement la France, le reste de l'Europe et les États-Unis (coucou Edgar Poe !) pendant la première moitié du XIXème siècle. A une époque où tout avançait très vite et où des révolutions venaient d'avoir lieu, le romantisme était une protestation contre le matérialisme et le triomphe de la raison. Les artistes exaltaient la nature, le rêve, la solitude, et teintaient leurs récits de fantastique. C'est un résumé très succinct, mais je vous donne l'idée globale de ce courant. Le romantisme, mouvement tentaculaire, a en effet donné naissance à plusieurs branches.

Les œuvres de ce mouvement ont beau être très diverses, elles ont en commun un nouveau type de personnage : le héros romantique. Et ses caractéristiques sont facilement reconnaissables ! Le héros romantique est un solitaire. Il aspire à un idéal qu'il ne peut atteindre, il est révolté contre le monde en général (et contre lui-même)... ce qui le conduit à vivre dans un désespoir permanent. C'est un outcast, parce qu'il ne se sent pas à sa place dans la société où il vit. Le héros romantique est un véritable écorché vif, qui ressent les choses avec une acuité peu commune. Il est souvent jeune – comme ses auteurs ! A l'image de d'Albert, fascinant personnage de Mademoiselle de Maupin (Théophile Gautier, 1835). Ce dernier évoque sa solitude et ses rêveries dans les lettres qu'il envoie à son meilleur ami. Quand le point de vue du roman adopte celui d'une personne qui l'observe, d'Albert est décrit comme un jeune homme ténébreux, enveloppé d'une aura très noire, qui aspire à un idéal impossible et désespère de trouver une personne qui le comprenne. Vous commencez à lui trouver des points communs avec Ben Solo ?

Un personnage que ses dons conduisent au côté obscur

L'idée d'avoir un don particulier, qui vous place au-dessus des autres, est propre aux héros romantiques. La notion de « génie » est d'ailleurs popularisée au XIXème siècle, notamment par Victor Hugo dans son essai sur Shakespeare.  Non content de rejeter les règles établies, le génie romantique possède un don qui va le pousser à tenter des choses que nul humain n'a jamais faites... et qui le mènent souvent du côté obscur de la Force.

Ainsi, le jeune scientifique Frankenstein (Mary Shelley, 1818) donne naissance à une créature monstrueuse. Faust (Goethe, 1808), souhaitant avoir la connaissance absolue, invoque le diable. Le magicien Manfred (Byron, 1817) invoque des esprits, afin qu'ils lui accordent l'oubli après qu'il ait tué sa bien-aimée. Ces trois héros sont brillants, conscients de leur intelligence et ambitieux. C'est leur nature absolue qui finit par causer leur perte. Kylo Ren, quant à lui, est habité par un potentiel qui le dépasse. Il est entraîné vers le côté obscur et tue son père, Han Solo, dans Le Réveil de la Force. Dans Star Wars VII et VIII, il est clairement montré comme un individu puissant, un jeune surdoué doté d'un pouvoir hors du commun. C'est parce que Luke redoute la part de côté obscur du jeune homme qu'il tente de le tuer, craignant d'avoir affaire à un nouveau Vador.

Kylo Ren : héros byronien ou anti-héros ?

Impossible de finir cette partie rétrospective sans évoquer ces deux types de personnages. Quand je disais que le romantisme était un mouvement tentaculaire ! Désigner Kylo Ren comme un héros byronien peut être pertinent. Comme son nom l'indique, le héros byronien a été créé par le poète Lord Byron. Si ce personnage possède les caractéristiques du héros romantique classique, Byron y a ajouté sa touche personnelle. Le héros byronien est toujours un outcast et un rebelle, oui, mais il est aussi désabusé et ironique. Non seulement il rejette la société, mais celle-ci le rejette en retour à cause des actions qu'il a pu commettre. J'ai déjà évoqué le poème Manfred, mais Le Corsaire (même auteur, 1814) est aussi un excellent exemple. Conrad, le héros de cette œuvre, est un aristocrate qui a été banni de la société. Il dirige un équipage de pirates et mène une vie criminelle. Cependant, sous son aspect froid et inaccessible se cachent des sentiments extrêmement forts. Une dualité qui n'est pas sans rappeler celle de Kylo Ren. Ce dernier est rejeté par les "bons" personnages des films parce qu'il a basculé du côté obscur, et agit pour le compte du First Order. Pourtant, le spectateur découvre rapidement qu'il n'est pas qu'un tueur derrière un masque. Kylo Ren est constamment agité par des émotions puissantes, il est en conflit, et son esprit n'est jamais au repos.

On retrouve ce type de caractère chez des personnages comme Rochester (Jane Eyre, 1847) ou Heathcliff (Les Hauts de Hurlevent, 1847). Les héros byroniens comme Conrad ou Rochester sont souvent désabusés du fait de leur expérience : ils ont voyagé, et assez vécu pour avoir de bonnes raisons de mener une vie en zone grise. Chose intéressante : après avoir commis les pires actions, les héros byroniens trouvent souvent la rédemption à la fin de leurs aventures. 

Enfin, certains critiques affirment que Kylo Ren serait le véritable héros de la nouvelle trilogie Star Wars... ou plutôt son anti-héros. Les héros byroniens sont proches des anti-héros par certains aspects, même si ces derniers sont encore plus extrêmes, puisqu'ils sont résolument négatifs. En effet, malgré son attirance pour la lumière, Kylo Ren reste un antagoniste. Pourtant, le spectateur suit son parcours, son évolution, et Kylo occupe autant de place à l'écran que Rey. A tel point que Les Derneirs Jedi dresse un véritable parallèle entre les deux, les érigeant en (anti)héros du film !

2. | Kylo Ren, un vrai héros romantique en 2017 ?

Chapitre II | Kylo Ren, un vrai héros romantique en 2017 ?

Il en a toutes les caractéristiques

Si on s'en tient à l'aspect purement visuel du personnage, la nature romantique de Kylo Ren/Ben Solo crève les yeux dès l'instant où il retire son masque devant Rey dans The Force Awakens. Le spectateur a affaire à un jeune homme entièrement vêtu de noir, aux longs cheveux sombres, et au visage pâle. Ça vous rappelle des héros croisés dans les années 1800 ? Moi aussi. Dans Star Wars VIII, le visage de Kylo Ren se verra orné d'une balafre suite à son duel avec Rey. Ceci accentue encore son apparence de héros romantique, voire byronien, pour le coup. Kylo Ren est puissant, jeune, enveloppé par les ténèbres. Il est agité par des émotions contradictoires, ce que The Force Awakens montre bien. Car si Ben Solo occupe une place de choix au sein du First Order en tant que Maître des Chevaliers de Ren, il est aussi tiraillé par son attirance pour le côté clair de la Force. Il est en bouillonnement permanent. Ce qui explique les scènes de Star Wars VII où il casse ce qui l'entoure à coups de sabre laser, ou celle où il détruit son casque (et une partie d'un ascenseur) dans l'épisode VIII. Le trop plein d'émotions – la rage, le doute, la peur – finit toujours par déborder.

Les auditions pour le personnage de Kylo Ren donnent d'ailleurs un argument supplémentaire en faveur de la lecture romantique du personnage. Eddie Redmayne, qui a auditionné pour le rôle, a raconté qu'il avait dû lire des dialogues d'Orgueil et Préjugés. On pourrait croire que c'était simplement pour maintenir le script secret, mais pas seulement. Darcy, héros du roman et personnage romantique lui aussi, est un homme en apparence distant et froid. Mais le roman déconstruit ce préjugé petit à petit, à travers les yeux de son héroïne, Elizabeth. On retrouve ce thème dans The Last Jedi, qui brise progressivement l'image de  "villain" de Kylo Ren dans les scènes où il dialogue avec Rey. D'ailleurs, sans être une pro-Reylo, j'apprécie l'intelligence de Rian Johnson, qui écrit une relation bien plus forte et fine qu'un rapport amoureux entre Rey et Ben.

Un personnage luciférien qui aura (peut-être) une rédemption

"Il a vraiment la gueule du héros maudit, mais qui est destiné à être une nouvelle forme d'élu." C'est du moins ce qu'a dit Sullivan pendant le Podcast consacré à The Force Awakens. Héros maudit, c'est presque un synonyme de héros romantique ! La phrase résume bien le personnage et sa dualité.

On pourrait penser que Kylo Ren a définitivement choisi son camp à la fin de Les Derniers Jedi, mais rien n'est moins sûr. En témoigne sa dernière scène, où il est à genoux, seul, sur Crait. Le conflit est toujours présent en lui. Bien sûr, Kylo décide de devenir Supreme Leader une fois qu'il a tué Snoke, plutôt que de continuer à détruire le système avec Rey. Mais l'ambition fait partie du personnage. Kylo Ren est puissant, il veut s'affirmer, trouver sa place et montrer qui il est. Le trône vide laissé par Snoke est forcément séduisant... Ça ne veut pas dire que tout est joué pour lui à la fin de Star Wars VIII !

Ben Solo/Kylo Ren reste d'ailleurs un enjeu majeur pour la victoire du côté clair contre le côté obscur. Rey affirme à Luke que la guerre ne sera jamais gagnée si Ben n'est pas de leur côté. Les Derniers Jedi montre Kylo Ren comme un personnage gris. Pour moi, il s'agit même d'un héros luciférien. Et c'est sur cette part sombre et complexe des personnages romantiques que je vais finir cet essai.


La première fois que j'ai vu The Force Awakens, j'ai aussitôt pensé au livre Le Paradis Perdu de John Milton. J'en connaissais le résumé, mais j'ai décidé de le lire après mon visionnage, afin de vérifier une hypothèse concernant Kylo Ren. Le Paradis Perdu, c'est un poème épique en douze chants, publié en 1667. Il raconte l'histoire de la chute de Lucifer : la bataille céleste qu'il perd, son bannissement du Paradis, la fondation des Enfers et la tentation d'Adam et Eve. Dans ce livre, Lucifer est le véritable héros : beau et majestueux, arrogant, fier même dans la défaite, mais maudit et exclu... et qui en souffre. Ce poème a servi de base à plusieurs écrits romantiques, qui envisagent Lucifer comme une figure rebelle à l'autorité suprême, totalement libre, mais condamnée à l'errance et à la solitude. Cependant, il pourra peut-être connaître la rédemption, sans pour autant renoncer à ce qu'il est. C'est pour ça que je dis que Kylo Ren est un personnage luciférien. Il présente toutes les caractéristiques du personnage déchu, appelé malgré tout vers la lumière... et qui la retrouvera peut-être. Si cet aspect du personnage vous intéresse, vous pouvez aller lire Milton, regarder la statue Le Génie du Mal de Guillaume Geefs (un fanart de Kylo Ren dans cette posture existe quelque part sur Tumblr !). Ou parcourir le poème Eloa ou la sœur des Anges d'Alfred de Vigny, qui est passionnant – et avec une chute mémorable. Le romantisme imprègne ces œuvres, et il est difficile de ne pas voir en Kylo Ren un héritier direct de leurs héros !

Quel destin J. J. Abrams réserve à Kylo Ren/Ben Solo ? Je l'ignore. Quelle que soit la direction qu'il choisira pour le personnage, je reste persuadée que ça ne contredira pas l'interprétation romantique du personnage. En attendant, j'espère que cet essai vous permet de le voir sous un nouveau jour, ou qu'il vous a donné envie de découvrir des œuvres. Précision utile : celles que j'ai citées sont toutes disponibles dans le domaine public, alors n'hésitez pas à laisser libre cours à votre curiosité.

Chapitre I | Le descendant d'une grande lignée littéraire

La naissance d'un nouveau héros au XIXème siècle

Pour commencer, un petit mot sur ce qu'est le romantisme, avant d'évoquer ses héros. Ce mouvement artistique est apparu à la toute fin du XVIIIème siècle en Allemagne et en Angleterre, avant d'atteindre rapidement la France, le reste de l'Europe et les États-Unis (coucou Edgar Poe !) pendant la première moitié du XIXème siècle. A une époque où tout avançait très vite et où des révolutions venaient d'avoir lieu, le romantisme était une protestation contre le matérialisme et le triomphe de la raison. Les artistes exaltaient la nature, le rêve, la solitude, et teintaient leurs récits de fantastique. C'est un résumé très succinct, mais je vous donne l'idée globale de ce courant. Le romantisme, mouvement tentaculaire, a en effet donné naissance à plusieurs branches.

Les œuvres de ce mouvement ont beau être très diverses, elles ont en commun un nouveau type de personnage : le héros romantique. Et ses caractéristiques sont facilement reconnaissables ! Le héros romantique est un solitaire. Il aspire à un idéal qu'il ne peut atteindre, il est révolté contre le monde en général (et contre lui-même)... ce qui le conduit à vivre dans un désespoir permanent. C'est un outcast, parce qu'il ne se sent pas à sa place dans la société où il vit. Le héros romantique est un véritable écorché vif, qui ressent les choses avec une acuité peu commune. Il est souvent jeune – comme ses auteurs ! A l'image de d'Albert, fascinant personnage de Mademoiselle de Maupin (Théophile Gautier, 1835). Ce dernier évoque sa solitude et ses rêveries dans les lettres qu'il envoie à son meilleur ami. Quand le point de vue du roman adopte celui d'une personne qui l'observe, d'Albert est décrit comme un jeune homme ténébreux, enveloppé d'une aura très noire, qui aspire à un idéal impossible et désespère de trouver une personne qui le comprenne. Vous commencez à lui trouver des points communs avec Ben Solo ?

Un personnage que ses dons conduisent au côté obscur

L'idée d'avoir un don particulier, qui vous place au-dessus des autres, est propre aux héros romantiques. La notion de « génie » est d'ailleurs popularisée au XIXème siècle, notamment par Victor Hugo dans son essai sur Shakespeare.  Non content de rejeter les règles établies, le génie romantique possède un don qui va le pousser à tenter des choses que nul humain n'a jamais faites... et qui le mènent souvent du côté obscur de la Force.

Ainsi, le jeune scientifique Frankenstein (Mary Shelley, 1818) donne naissance à une créature monstrueuse. Faust (Goethe, 1808), souhaitant avoir la connaissance absolue, invoque le diable. Le magicien Manfred (Byron, 1817) invoque des esprits, afin qu'ils lui accordent l'oubli après qu'il ait tué sa bien-aimée. Ces trois héros sont brillants, conscients de leur intelligence et ambitieux. C'est leur nature absolue qui finit par causer leur perte. Kylo Ren, quant à lui, est habité par un potentiel qui le dépasse. Il est entraîné vers le côté obscur et tue son père, Han Solo, dans Le Réveil de la Force. Dans Star Wars VII et VIII, il est clairement montré comme un individu puissant, un jeune surdoué doté d'un pouvoir hors du commun. C'est parce que Luke redoute la part de côté obscur du jeune homme qu'il tente de le tuer, craignant d'avoir affaire à un nouveau Vador.

Kylo Ren : héros byronien ou anti-héros ?

Impossible de finir cette partie rétrospective sans évoquer ces deux types de personnages. Quand je disais que le romantisme était un mouvement tentaculaire ! Désigner Kylo Ren comme un héros byronien peut être pertinent. Comme son nom l'indique, le héros byronien a été créé par le poète Lord Byron. Si ce personnage possède les caractéristiques du héros romantique classique, Byron y a ajouté sa touche personnelle. Le héros byronien est toujours un outcast et un rebelle, oui, mais il est aussi désabusé et ironique. Non seulement il rejette la société, mais celle-ci le rejette en retour à cause des actions qu'il a pu commettre. J'ai déjà évoqué le poème Manfred, mais Le Corsaire (même auteur, 1814) est aussi un excellent exemple. Conrad, le héros de cette œuvre, est un aristocrate qui a été banni de la société. Il dirige un équipage de pirates et mène une vie criminelle. Cependant, sous son aspect froid et inaccessible se cachent des sentiments extrêmement forts. Une dualité qui n'est pas sans rappeler celle de Kylo Ren. Ce dernier est rejeté par les "bons" personnages des films parce qu'il a basculé du côté obscur, et agit pour le compte du First Order. Pourtant, le spectateur découvre rapidement qu'il n'est pas qu'un tueur derrière un masque. Kylo Ren est constamment agité par des émotions puissantes, il est en conflit, et son esprit n'est jamais au repos.

On retrouve ce type de caractère chez des personnages comme Rochester (Jane Eyre, 1847) ou Heathcliff (Les Hauts de Hurlevent, 1847). Les héros byroniens comme Conrad ou Rochester sont souvent désabusés du fait de leur expérience : ils ont voyagé, et assez vécu pour avoir de bonnes raisons de mener une vie en zone grise. Chose intéressante : après avoir commis les pires actions, les héros byroniens trouvent souvent la rédemption à la fin de leurs aventures. 

Enfin, certains critiques affirment que Kylo Ren serait le véritable héros de la nouvelle trilogie Star Wars... ou plutôt son anti-héros. Les héros byroniens sont proches des anti-héros par certains aspects, même si ces derniers sont encore plus extrêmes, puisqu'ils sont résolument négatifs. En effet, malgré son attirance pour la lumière, Kylo Ren reste un antagoniste. Pourtant, le spectateur suit son parcours, son évolution, et Kylo occupe autant de place à l'écran que Rey. A tel point que Les Derneirs Jedi dresse un véritable parallèle entre les deux, les érigeant en (anti)héros du film !



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