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Artémis, la critique

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ReviewLe 17 Jan
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8 /10
On a aimé
• On ressent la passion de l'auteur pour l'espace
• Le personnage de Jazz
• Un roman à grand spectacle
On a moins aimé
• Le ton de l'héroïne dénature parfois les effets de tension narrative

Jazz est une jeune fille abonnée aux mauvaises décisions, depuis son adolescence. Elle emploie son temps entre son travail de livreuse et de contrebandière. Son rêve se résume à amasser le plus d’argent possible, malheureusement, ses activités légales et illégales ne parviennent à peine à subvenir à ses besoins.

Un jour, un de ses riches clients lui fait une proposition qu’elle ne peut refuser. Elle doit saboter des machines à l’extérieur de la station linéaire où elle vit. L’opération s’avère plus que délicate : ce n’est pas comme si déambuler sur le sol lunaire était des plus simple. Mais l’appât du gain la pousse à accepter. Sa décision la plongera dans un complot politique et économique de grande ampleur qui pourrait nuire à toute la station Artémis.

Une franche réussite

Andy Weir fait partie de ses success-stories de l’édition. Grâce à son roman, Seul sur Mars, publié par Bragelonne en France et à l’adaptation qui a suivi, il est devenu un auteur très en vue - si vous voulez en savoir plus sur son parcours d’écrivain, je vous conseille vivement l’article que Republ33k lui a consacré. Son deuxième livre soulevait bien des attentes, car il devait relever le défi de faire aussi bien que le premier. Spoiler : c’est une franche réussite.

Le récit est écrit du point de vue de Jazz. Ce personnage est le véhicule de l’histoire. La première chose que l’on note c’est sa gouaille. Elle commente tout, fait preuve de dérision et n’hésite pas à faire des remarques assassines à la moindre occasion. Cette manière de voir le monde rend l’intrigue plus dynamique. On s’accroche à ses punchlines, elles nous font à certains moments rire, d’autres fois sourire. Ce ton permet de s’attacher au personnage plus vite, d’autant qu'elle brise parfois le quatrième mur le temps d’une réplique, accroissant la connivence entre l’héroïne et le lecteur. Mais si l’on prend plaisir à la suivre au cours de ses pérégrinations, il arrive que le fait de tout commenter désamorce quelque peu les effets de tensions.

Un sentiment de véracité

En plus de l’héroïne qui occupe toute l’intrigue, l’autre élément majeur du roman est Artémis. La cité lunaire est décrite dans le détail par l’auteur. Andy Weir s’amuse tout au long du récit à dispenser ses connaissances sur l’espace. Il peut le temps d’un chapitre nous expliquer la manière dont réagit un métal ou un gaz en apesanteur. Il y a un aspect totalement didactique dans son histoire et on ressent le plaisir qu’il a à partager son érudition. Cela donne un sentiment de véracité à ce qu’il écrit. Il trouve toutes les occasions pour délivrer une explication sans que ça heurte le mouvement de l’intrigue. On en attendait pas moins de l’auteur de Seul sur Mars.

Si la trame du récit se révèle assez classique, elle fonctionne à merveille. On se laisse emporter par ce récit d’action porté par une héroïne charismatique qui marque les esprits. Artémis est de la littérature à grand spectacle. Il est écrit comme un blockbuster qui ne se prend pas trop au sérieux. Les péripéties s’enchaînent vite, les rebondissements sont fréquents. On ne s’ennuie pas un seul instant au cours de la lecture. De plus, on ressent l’amour de l’auteur pour son sujet. Il décrit tous les procédés physiques qui sont à l’œuvre dans l’espace. On croit à cette station lunaire. Ce roman est à la fois fun et intelligent. Au final, n’est-ce pas ce que l’on demande à la littérature ?
 

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