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Célestopol, l'avènement d'un auteur à suivre

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ReviewLe 12 Fev
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8 /10
On a aimé
• Le worldbuilding
• Des personnages fascinants
• Aucune nouvelle ne ressemble à une autre
On a moins aimé
• Des coquilles
• La chute de la première nouvelle trop sèche

Célestopol, ses palais, ses rues et ses maisons de passe où se croisent mille destins. Tous ont goûté au fantasme et à la misère qui traverse cette ville accrochée dans le ciel. Emmanuel Chastellière, l’auteur de cet ouvrage, nous conduit dans un voyage époustouflant à la rencontre de tous ces personnages, dans un roman remarquable qui mêle des touches de steampunk, de fantastique et de merveilleux, dans une ambiance vernienne très réussie. Il suffit d’ouvrir la première page pour se laisser emporter dans ce recueil de nouvelles très réussi, ou chaque histoire ne ressemble à aucune autre.

La très grande force de ce livre est son worldbuilding. Célestopol possède une âme. Elle n’est pas un décor en carton-pâte placé derrière l’action. On devine l’architecture de la ville à travers les mots. On reconnaît tout de suite les lieux que l’on a visité dans une précédente nouvelle.

L’histoire se déroule au début du XXe siècle. La Russie a conquis la lune. Pour asseoir sa suprématie sur les autres puissances terrestres, elle a créé Célestopol. Même si le contexte géopolitique apporte du charme à ce roman, il n’est pas un élément majeur de l’ouvrage. Seul le conflit entre la Russie de la tsarine et la volonté d’indépendance de la cité lunaire porté par le Duc est l’enjeu de certains récits.

Le cœur de chaque histoire bat en réalité au rythme des personnages. Certains protagonistes auront même droit à apparaître dans plusieurs nouvelles, comme le Duc Nikolaï. Être magnétique, il est l’archétype du charisme porté à son paroxysme. Il personnifie l’âme et l’orgueil de Célestopol. Un couple étrange de mercenaire jouera aussi les premiers rôles dans plusieurs aventures : Arnrùn, la pistolero islandaise, est accompagnée par Wojtek, dont le cerveau a été transplanté dans le corps de l’ours qui l’a tué.

Parmi les autres qualités à souligner, c’est le talent dont fait preuve Emmanuel Chastellière à poser une intrigue, les personnages et une ambiance, en quelques phrases. Dès qu’on commence une nouvelle histoire, on tombe sous le charme instantanément. Derrière ce concert de louanges plus que mérité, il existe tout de même quelques menus problèmes. Pour être tatillon, on peut signaler que la fin du premier récit se révèle des plus abruptes. Mais le véritable défaut est plutôt éditorial, le texte est émaillé de quelques coquilles qui nuisent l’espace d’un instant au plaisir de lecture. Rien de bien méchant : la qualité du recueil n’en est pas altérée. Pour preuve, au terme de l’ouvrage, on éprouve la frustration de n’avoir visité que de manière parcellaire cette ville magnifique. On aimerait y retourner le temps d’un autre livre pour découvrir par exemple le destin des ouvriers qui travaillent dans les souterrains de la cité, retrouver le Duc Nokolaï, le couple de mercenaires et déambuler encore dans ces rues à la recherche des nombreux mystères que renferme Célestopol.

À tous ceux qui sont amoureux de romans verniens, d’aventures steampunk, de frisson que fait naître le fantastique, ou à ceux qui désirent s’évader dans un récit merveilleux, ce roman est fait pour vous. Emmanuel Chastellière nous invite dans un voyage incroyable à Célestopol, sa magnifique ville de fiction. Ce recueil de nouvelles est porté par des personnages charismatiques, des histoires époustouflantes. Un livre qui renoue avec brio avec le « sense of wonder ».

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